
À la suite du week-end de Pâques, des tensions apparaissent dans l’approvisionnement en carburants dans certaines stations-service en France, selon les informations communiquées par le gouvernement et les acteurs du secteur.
Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l’Énergie et porte-parole du gouvernement, déclare : « Il y a environ 18 % des stations dans lesquelles il manque au moins un carburant ». Cette situation correspond à une rupture partielle, avec l’absence d’un ou plusieurs produits sans arrêt total de la distribution. Elle précise également : « Ces difficultés sont dues à des problématiques logistiques de transport ». La ministre ajoute que « 83 % des stations dans lesquelles il y a des difficultés sont des stations du réseau TotalEnergies ». Dans les autres stations, « le taux de rupture d’au moins un carburant n’est que d’environ 4 % ».
Maud Bregeon indique par ailleurs : « La matière, le pétrole, arrive en France, il n’y a pas de problème au niveau des raffineries, il n’y a pas de problème au niveau des dépôts, il y a un engorgement sur les réseaux de transport et essentiellement sur le réseau de transport (de Totalenergies) ».
Des tensions sur les carburants liées aux flux logistiques et à la fréquentation
Olivier Gantois, président de l’Union française des industries pétrolières Énergies et Mobilités (UFIP EM), déclare sur RTL qu’il y a « une station sur quatre » en « rupture de stock » d’au moins un carburant. Il explique : « La plupart des camions ne circulent pas ni les dimanches ni les jours fériés ». Il précise que « les stations seront pour la plupart réapprovisionnées dès aujourd’hui » et évoque « un problème purement logistique » et non une difficulté liée aux stocks disponibles.
Sur la consommation, Olivier Gantois indique : « En mars 2026, on a consommé 1 % de plus qu’en mars 2025. Donc la consommation, comme souvent d’ailleurs, est relativement constante ». Maud Bregeon affirme également : « Il n’y a pas de risque de pénurie, c’est la différence entre une pénurie de matière et des difficultés logistiques ». Elle ajoute : « Nous avons mis en place tous les moyens nécessaires pour permettre un réapprovisionnement rapide. Le taux s’est déjà amélioré par rapport à hier soir ».
Les autorités indiquent qu’une « amélioration progressive » est attendue dans la journée, avec des dérogations de transport accordées pour accélérer les livraisons. Une réunion est prévue à 17 h 30 à Bercy entre les organisations syndicales (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) et les ministres chargés de l’économie, du travail et de l’énergie.
Sophie Binet, secrétaire générale de la Confédération générale du travail (CGT), annonce vouloir demander la mise en place d’un « prix maximal à la pompe de 1,70 euro ». Les données de l’Agence France-Presse indiquent que les prix moyens atteignent 2,315 euros par litre pour le gazole et 2,015 euros pour le SP95-E10.