La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA), organisme qui régit la sécurité routière aux États-Unis, a rendu le verdict d’une enquête démarrée en août 2021 et elle est alarmante. L’agence américaine a identifié au moins 13 accidents mortels impliquant le logiciel de conduite autonome Autopilot de Tesla. Les autorités américaines de régulation de la sécurité automobile ont annoncé vendredi avoir ouvert une nouvelle enquête sur le rappel de plus de 2 millions de véhicules que par Tesla a commencé en décembre dernier.
Les raisons de cette enquête
Tesla avait lancé, en décembre dernier, un rappel massif de deux millions de véhicules. Le but de cette action était d’effectuer des mises à jour logicielles pour résoudre les problèmes signalés et améliorer les fonctionnalités du logiciel Autopilot.
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Cependant, suite à cette mise à jour, les « résultats des tests préliminaires de la NHTSA sur les véhicules révisés » alarmants ont incité l’agence américaine à élargir son champ d’investigation.
L’attention est particulièrement portée sur des mises à jour logicielles destinées à résoudre des problèmes de sécurité critiques. Si Tesla a bien procédé à ces mises à jour, la NHTSA constate qu’elles n’ont pas été adéquatement intégrées dans le cadre du rappel de décembre ou n’ont pas suffisamment corrigé des défauts représentant un risque de sécurité considérable.
C’est pourquoi cette nouvelle enquête est lancée et couvre les modèles Y, X, S, 3, et Cybertruck équipés du logiciel Autopilot, fabriqués entre 2012 et 2024.
Les incidents qui ont déclenché l’alerte
Le logiciel Autopilot de Tesla, censé améliorer l’expérience de conduite autonome, est au cœur de cette polémique. Depuis le début de son enquête, la NHTSA a identifié au moins 13 accidents mortels ainsi qu’une multitude d’autres incidents entraînant des blessures graves, où une mauvaise utilisation du système par les conducteurs a manifestement joué un rôle dans les événements.
L’agence exprime également ses réserves quant à la dénomination « Autopilot« , craignant qu’elle ne pousse les conducteurs à surestimer les capacités du système et à lui accorder une confiance excessive.
La réaction de Tesla à ces préoccupations reste attendue. Pour le moment, elle n’a pas fait de commentaire.
L’entreprise avait signalé que son rappel avait pour but d’accroître l’efficacité de ses alertes visuelles et de désactiver certaines fonctionnalités, comme l’Autosteer, en cas de non-réponse aux avertissements d’inattention de la part des conducteurs. Tesla avait également précisé qu’elle se réservait le droit de limiter l’utilisation de l’Autopilot pendant une semaine si une mauvaise utilisation flagrante était détectée.