Le nombre de défaillances d’entreprises en France atteint 71.100 sur douze mois glissants au premier trimestre 2026, selon les données du cabinet Altarès, spécialisé dans l’analyse des entreprises. Ce niveau dépasse celui observé lors de la crise financière de 2009.
Au cours du premier trimestre 2026, 19.000 procédures ont été enregistrées. Cela représente une progression de 6,4 % par rapport à la même période en 2025. Cette évolution porte le total annuel à un niveau inédit. Les défaillances concernent l’ensemble du territoire et touchent plusieurs secteurs d’activité.


Les conséquences sur l’emploi sont notables. Plus de 75.000 postes sont menacés par ces procédures. Ce volume dépasse celui du premier trimestre 2009, période durant laquelle 73.000 emplois étaient concernés. Les procédures engagées incluent notamment des redressements judiciaires et des sauvegardes.
Selon Thierry Millon, directeur des études du cabinet Altarès, « plus de 300 chefs d’entreprise se sont présentés chaque jour ouvré devant le tribunal afin de demander l’ouverture d’une procédure de redressement ou de sauvegarde ». Cette donnée reflète la fréquence des démarches engagées par les dirigeants .
Une forte concentration des défaillances d’entreprises parmi les petites structures
Les très petites boites représentent environ les trois quarts des procédures ouvertes sur la période. Ces structures disposent généralement de ressources financières limitées et sont exposées aux variations d’activité. Les petites entreprises sont également concernées. Les sociétés de 20 à 99 salariés enregistrent une augmentation de 12 % des défaillances sur les trois derniers mois. Cette catégorie regroupe un nombre important d’entreprises en France. Elle participe de manière importante à l’emploi et à l’activité économique.
Les entreprises de plus de 100 salariés présentent une évolution différente. Les données indiquent une baisse relative des défaillances pour cette catégorie sur la période récente. Cette évolution ne modifie pas la tendance globale observée sur l’ensemble des entreprises. Le niveau atteint en 2026 dépasse celui enregistré lors de la crise financière de 2009. À cette période, l’économie mondiale avait connu un ralentissement marqué. Les dispositifs juridiques liés aux firmes en difficulté ont évolué depuis, avec notamment la mise en place de procédures de prévention.
Les données publiées par le cabinet Altarès décrivent une progression continue des défaillances sur plusieurs mois. Elles montrent également une répartition inégale selon la taille des sociétés. Les procédures concernent à la fois des cessations d’activité et des démarches visant à restructurer les entreprises en difficulté. Il faut dire que le climat économique actuel n’est pas propice aux entreprises qui subissent de plein fouet la hausse des prix de l’énergie.