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    La Banque de France abaisse de nouveau ses prévisions pour l’année en cours

    Jean-Philippe MarconBy Jean-Philippe Marcon12/06/2025

    La Banque de France vient de faire part d’une deuxième baisse de ses prévisions de croissance pour la France au cours de ces trois derniers mois. Une révision due au climat politique et économique incertain depuis l’annonce de la hausse des droits de douane sur les produits exportés aux États-Unis.

    Désormais, la Banque de France table sur une croissance de 0,6 % pour l’année en cours, contre 0,7 % en mars dernier. Une prévision qui suit celle du Fonds monétaire international (FMI), ainsi que celle de l’Organisation de coopération et de développement économiques.
    De son côté, le gouvernement maintient une prévision à 0,7 %. Cette révision à la baisse s’inscrit dans le cadre des tensions commerciales causées par l’annonce des hausses des droits de douane. Washington compte appliquer 10 % supplémentaires sur la plupart des exportations européennes et 25 % sur l’automobile et l’acier.

    Une mesure qui risque de fortement fragiliser les exportations françaises, causant une baisse de croissance en 2025. Or, étant donné que les négociations se poursuivent jusqu’au 9 juillet, on s’attend à ce que l’administration de Trump n’applique pas ces hausses sur les produits exportés avant cette date.

    La dette publique fragilise la croissance 

    Ce qui fragilise davantage la croissance de la France est la dette publique, qui a atteint un niveau sans précédent. Malgré l’effort prévu par le gouvernement de 40 milliards d’euros avant 2026, la France restera à la traîne comparée à ses voisins européens.

    Même dans le cas où l’objectif de ramener le déficit à 4,6 % du PIB en 2026 se réalise, la dette publique pourrait atteindre 120 % du PIB en 2027, avec une charge d’intérêt qui dépasse les 100 milliards d’euros. Face à une telle situation, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, appelle à un effort « partagé et juste », réalisé par « tous, à commencer par les plus favorisés », a-t-il déclaré lors de son entrevue avec Les Échos.

    Selon lui, la solution serait de maintenir une stabilité pour les dépenses publiques hors inflation. Il estime, d’autre part, qu’un gel budgétaire, soit une année blanche, « peut peut-être jouer un rôle, dans un contexte où l’inflation a diminué ». François Villeroy de Galhau indique également qu’il est peu probable que l’inflation reprenne en France. Pour rappel, elle a atteint 1 % en 2025, contre 2,3 % en 2024. Elle devrait connaître une hausse minime en 2026 pour atteindre 1,4 %, puis aller jusqu’à 1,8 % en 2027.

     

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    Jean-Philippe Marcon

    Picard depuis mon enfance, à l’issue de mes études de journalisme j'ai décidé de communiquer autour du beau département de l'Aisne sur Axonais.

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