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    les salariés des commerces pourront récupérer les invendus, mais pour combien ?

    Jean-Philippe MarconBy Jean-Philippe Marcon01/02/2026

    Dès le printemps prochain, les salariés des commerces pourront récupérer les invendus alimentaires de leurs magasins, une mesure qui promet de réduire le gaspillage. Un geste simple mais potentiellement bénéfique pour près d’un million de personnes. Cette initiative soulève toutefois des questions sur ses limites et son application concrète.

    La mesure, qui entrera en vigueur dès le printemps 2026, concerne les salariés travaillant dans les grandes surfaces, mais aussi dans les petits commerces de bouche, tels que les boulangeries. Jusqu’à présent, les invendus alimentaires étaient souvent jetés, ou donnés en priorité à des associations caritatives, conformément à une loi déjà en place. Mais avec cette nouvelle règle, les employés pourront récupérer les produits alimentaires invendus, sans avoir à se soucier des démarches administratives complexes, telles que la déclaration à l’URSSAF.

    Ce changement représente un avantage tangible pour les salariés, souvent employés à des postes à faibles salaires, qui pourront bénéficier directement de ces produits.

    🇫🇷 FLASH | Les salariés des commerces pourront bientôt récupérer les invendus alimentaires afin de réduire le gaspillage. Le don de ces produits aux employés ne sera plus considéré comme un avantage en nature. (Le Parisien) pic.twitter.com/2PHAF72iCA

    — AlertesInfos (@AlertesInfos) January 31, 2026

    Sommaire

    Toggle
    • Un geste concret pour réduire le gaspillage alimentaire
    • Les limites de la mesure : un plafond d’avantages et une application sélective
    • Une application étendue aux salariés des petits commerces

    Un geste concret pour réduire le gaspillage alimentaire

    La mesure vise également à réduire le gaspillage alimentaire. Selon Bertrand Anne, gérant d’un supermarché à Caen, chaque jour, une grande quantité de produits alimentaires est jetée après la fermeture du magasin, bien qu’ils soient encore consommables. À partir de maintenant, ces produits seront redistribués aux salariés. Le geste est perçu par certains comme un moyen de fidéliser les employés, en leur offrant un avantage en nature tout en évitant la destruction de produits parfaitement consommables.

    « C’est une sorte de récompense pour nos salariés« , confie le gérant à TF1 Info, qui ajoute que cette initiative contribuera à une meilleure gestion des invendus, tout en apportant un soutien concret aux employés.

    Les limites de la mesure : un plafond d’avantages et une application sélective

    Toutefois, cette mesure comporte des limites. En effet, les dons d’invendus aux salariés seront plafonnés, avec un montant annuel compris entre 100 et 500 euros par salarié. Cela permet de s’assurer que la redistribution des invendus reste dans des proportions raisonnables et ne crée pas un trop grand déséquilibre dans les ressources des commerces. De plus, tous les types de produits ne pourront pas être redistribués. Il sera nécessaire de respecter des critères de sécurité alimentaire.

    Pour les employés des commerces, cette nouvelle règle arrive dans un contexte où de nombreuses personnes peinent à joindre les deux bouts, surtout avec l’augmentation du coût de la vie. Dans un pays où le gaspillage alimentaire est un problème majeur, cette initiative pourrait devenir un modèle à suivre pour d’autres secteurs, mais aussi pour les particuliers qui cherchent des solutions pour éviter de jeter de la nourriture.

    Une application étendue aux salariés des petits commerces

    Les petits commerces de bouche, comme les boulangeries, seront également concernés. Dans un secteur où les invendus sont souvent nombreux en fin de journée, la possibilité de donner ces produits aux employés représente un soulagement, non seulement pour les commerçants mais aussi pour les salariés. « Le soir, on compte à peu près entre 5 et 10 pièces de pain d’invendus, quelques viennoiseries. C’est vrai que ça donne une aide supplémentaire sans les charges à payer dessus« , indique Stéphanie Adnet, gérante d’une boulangerie.

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    Jean-Philippe Marcon

    Picard depuis mon enfance, à l’issue de mes études de journalisme j'ai décidé de communiquer autour du beau département de l'Aisne sur Axonais.

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