La campagne de déclaration de revenus pour l’année 2026 débute le 9 avril. Cette procédure concerne les revenus perçus en 2025 et s’inscrit dans le cadre du prélèvement à la source en vigueur depuis 2019.
Selon le site impots.gouv.fr, service public chargé de la gestion de l’impôt en France, ce système permet que le paiement de l’impôt « s’adapte à l’évolution de vos revenus et de votre situation au cours de l’année ». Plusieurs modifications sont introduites cette année.
Un taux individualisé sur la déclaration de revenus appliqué par défaut pour les couples
L’évolution principale concerne les couples mariés ou liés par un pacte civil de solidarité. À partir de septembre 2025, le taux individualisé s’applique automatiquement au prélèvement à la source. Cette disposition découle de l’article 19 de la loi de finances 2024.
Le site impots.gouv.fr précise que « pour que l’impôt soit réparti selon les revenus de chacun, le taux individualisé va désormais s’appliquer par défaut à partir de septembre 2025 ». Chaque membre du foyer se voit ainsi attribuer un taux correspondant à ses revenus personnels, sauf décision contraire exprimée lors de la déclaration de revenus .
Le montant global de l’impôt reste identique, mais sa répartition évolue. L’administration fiscale illustre ce mécanisme avec un exemple. Dans un couple où Julia perçoit 1 600 euros mensuels et Karim 3 500 euros, le revenu net imposable annuel atteint 55 080 euros, pour un impôt total de 3 574 euros. Avec un taux commun fixé à 5,8 %, Julia paie 93 euros par mois et Karim 203 euros. Avec le taux individualisé, Julia est imposée à 0,4 %, soit 6 euros mensuels, tandis que Karim est imposé à 8,3 %, soit 290 euros par mois.
Cette modification modifie uniquement la répartition du prélèvement entre les membres du couple, sans changer le montant total dû par le foyer fiscal dans la déclaration de revenus.
Revalorisation du barème et hausse du prélèvement forfaitaire unique
Le barème de l’impôt sur le revenu a été ajusté afin de tenir compte de l’évolution des prix. Selon service-public.fr, les seuils des différentes tranches ont été relevés de 0,9 %. Le barème applicable aux revenus de 2025 comprend cinq tranches. Les revenus jusqu’à 11 600 euros sont imposés à 0 %. Ceux compris entre 11 601 euros et 29 579 euros sont soumis à un taux de 11 %. La tranche suivante, de 29 580 euros à 84 577 euros, est imposée à 30 %. Les revenus allant de 84 578 euros à 181 917 euros sont taxés à 41 %. Au-delà de 181 917 euros, le taux s’élève à 45 %.


Le calcul de l’impôt dépend du quotient familial, qui tient compte de la composition du foyer. Ce mécanisme attribue un nombre de parts fiscales en fonction de la situation personnelle et familiale. Par ailleurs, le prélèvement forfaitaire unique (PFU), utilisé pour imposer les revenus du capital, connaît une augmentation. Son taux passe de 30 % à 31,4 %. Cette évolution est liée à une modification de la contribution sociale généralisée.
Depuis le 1er janvier 2026, le PFU se compose de 12,8 % au titre de l’impôt sur le revenu et de 18,6 % de prélèvements sociaux. Il s’applique par défaut aux revenus issus notamment des dividendes, des intérêts et des obligations. L’ensemble de ces dispositions s’applique dans le cadre de la déclaration de revenus ouverte à partir du 9 avril 2026.