
Le gouvernement a annoncé la reconduction du dispositif de leasing social pour les véhicules électriques en 2026, avec un total de 100 000 voitures réparties entre deux catégories d’usagers.
Le programme distingue 50 000 véhicules destinés aux particuliers et 50 000 autres pour les « gros rouleurs », c’est-à-dire des actifs effectuant de nombreux déplacements professionnels. Cette organisation repose sur une répartition par usage et par profil de bénéficiaires. Ce dispositif prolonge une première édition au cours de laquelle 50 000 véhicules électriques avaient été proposés. Le principe reste inchangé : proposer des voitures à un coût mensuel réduit, avec des loyers situés autour de 100 euros selon les modèles et les conditions.
Le financement repose en partie sur les certificats d’économies d’énergie (CEE), un mécanisme alimenté par les fournisseurs d’énergie et les distributeurs de carburants, dans le cadre des politiques de réduction de la consommation énergétique.
Leasing social selon les profils et les usages
La nouvelle version du leasing social intègre des aides adaptées à différents publics. Elle cible notamment les ménages dont les revenus se situent à un niveau intermédiaire. Cette dernière souligne que le gouvernement pense aux « Français de la classe moyenne qui font plusieurs dizaines de kilomètres par jour » et pour qui l’acquisition d’un véhicule sera facilitée « avec une aide à l’achat qui ira jusqu’à 9 500 euros. Cela vise ceux qui touchent entre 2 000 et 3 000 euros net par mois, en fonction du type de véhicule avec un objectif, là encore, de 50 000 voitures électriques de plus par an».
Une seconde catégorie concerne les professionnels. Une autre aide vise les artisans et les commerçants, passant de 5 000 à 9 500 euros pour les utilitaires. « Toutes les entreprises seront concernées et nous visons un objectif de 50 % d’utilitaires électriques vendus en 2030 », annonce la ministre déléguée chargée de l’Énergie.
Les gros rouleurs constituent une cible spécifique du dispositif. Ils regroupent notamment des professions impliquant des trajets quotidiens fréquents. La répartition des 100 000 véhicules prévoit un volume dédié à cette catégorie, distinct de celui attribué aux particuliers. Les véhicules proposés correspondent à des modèles électriques adaptés à un usage régulier. Le dispositif repose sur un nombre limité de véhicules attribués selon des critères définis, avec une distribution encadrée. L’ensemble des mesures annoncées pour 2026 repose sur cette structuration par profils, avec des niveaux d’aide ajustés selon les revenus et les usages professionnels.