
Le gouvernement a annoncé l’ouverture en juillet 2026 d’une nouvelle offre de location de véhicules électriques à loyer modéré, appelée « leasing social ». Cette mesure vise à faciliter l’accès à ce type de véhicule pour une partie de la population.
Maud Bregeon, ministre déléguée chargée de l’Énergie, a précisé dans un entretien accordé à Ouest-France que « On vise d’abord 50 000 voitures pour les Français modestes, qui gagnent moins de 2 200 euros par mois en moyenne ». Les bénéficiaires concernés devront s’acquitter « d’un reste à charge compris entre 100 et 200 euros par mois ». Cette offre s’adresse aux ménages répondant à ces critères de revenus. Le dispositif prévoit également un soutien financier pouvant atteindre 9 500 euros, sous certaines conditions liées notamment à la fabrication des véhicules et des batteries en Europe.
Initialement envisagée pour le mois de juin, la mise en place du leasing automobile est finalement repoussée à juillet. Cette mesure s’inscrit dans un objectif plus large de développement de la mobilité électrique en France, avec une cible fixée à horizon 2030 pour augmenter la part des véhicules électriques dans les ventes.
Conditions d’accès au leasing social et position du gouvernement sur les aides énergétiques
Le dispositif du leasing social prévoit une première phase avec 50 000 véhicules destinés aux particuliers. Par ailleurs, un autre contingent pourrait concerner certains professionnels identifiés comme « gros rouleurs », notamment les aides à domicile, les infirmières ou les artisans. Dans le même temps, la ministre a indiqué que le gouvernement ne prévoyait pas de suspendre les certificats d’économie d’énergie (CEE), mécanisme qui oblige les fournisseurs d’énergie à financer des actions de réduction de la consommation énergétique. Cette demande avait été formulée par des distributeurs de carburant.
Maud Bregeon a déclaré : « Il faut sortir de notre dépendance aux énergies fossiles importées (…). Renoncer du jour au lendemain aux aides qui accompagnent les Français dans cette transition serait un non-sens ». Elle a également précisé : « Ces dispositifs sont essentiels pour le pouvoir d’achat : pour moins dépendre du gaz pour le chauffage, pour faciliter le passage d’un véhicule thermique à une voiture électrique… ».
Un projet de décret visant à encadrer les marges sur les carburants est en discussion. La ministre indique : « Aucune publication de ce décret n’est actée à ce jour mais tout le monde doit jouer le jeu. En quelques jours, le prix du baril est passé de 115 dollars à moins de 90 dollars. Cette baisse doit se voir sur les prix à la pompe ».
Enfin, le gouvernement prévoit de poursuivre ses échanges avec les acteurs du secteur. Un nouveau point doit être réalisé avec les distributeurs afin de suivre l’évolution des prix et des mesures envisagées.