
Une étude menée par le cabinet de conseil Oasys Diot-Siaci, en partenariat avec l’IFOP, dresse un état des lieux des arrêts de travail en 2025. L’enquête repose sur un échantillon de 2 000 salariés issus des secteurs public et privé.
Selon les résultats, 4 salariés sur 10 déclarent avoir été arrêtés au moins une journée au cours de l’année. Parmi les motifs évoqués, les maladies courantes restent les plus fréquentes. Près de la moitié des répondants mentionnent des pathologies comme la grippe, les bronchites ou les gastro-entérites.
D’autres causes des arrêts de travail apparaissent ensuite. 37 % des salariés indiquent une fatigue physique importante, notamment chez les cadres et les aidants. La fatigue psychologique concerne environ un tiers des répondants, avec une présence plus marquée chez les femmes et les familles monoparentales. Les risques psychosociaux, comme le stress, sont cités par 20 % des participants.
Les troubles musculosquelettiques, les accidents du travail et les maladies chroniques sont également mentionnés dans les arrêts de travail, mais dans une proportion inférieure. Par ailleurs, une partie des salariés non arrêtés indique avoir travaillé malgré un état de santé dégradé, en raison de contraintes professionnelles ou financières.
Des conditions d’emploi associées aux arrêts de travail
L’étude s’intéresse également aux conditions d’emploi. Une partie des salariés déclare exercer dans des cadres contraints. Environ un tiers travaille certains week-ends ou jours fériés. Un quart indique avoir des horaires décalés, tandis que 13 % travaillent la nuit. Par ailleurs, 75 % des personnes interrogées sont en contact direct avec des clients ou des usagers. Parmi elles, une majorité rapporte avoir été confrontée à des incivilités ou à des agressions verbales. Un quart des salariés déclare avoir vécu des conflits professionnels marquants au cours de l’année, notamment parmi les managers, les moins de 25 ans et les aidants familiaux.
Les perceptions liées à la santé au travail sont également documentées. Selon l’étude, 7 salariés sur 10 estiment que leur activité peut avoir des effets sur leur santé physique ou mentale. Parmi ceux qui évoquent un risque psychologique, les facteurs cités incluent le stress, la charge de travail et le manque de reconnaissance. Concernant le lien entre travail et arrêt, 77 % des salariés concernés par la fatigue, les risques psychosociaux ou les troubles musculosquelettiques considèrent que ces situations sont directement liées à leurs conditions professionnelles.
Nicolas Rebaudo, directeur du pôle Conseil de l’IAPR au sein du groupe Oasys Diot-Siaci, indique : « l’effet est immédiat sur le taux d’absentéisme ». Il précise que les actions menées par les entreprises sur ces sujets peuvent influencer les résultats, tout en signalant que les interventions interviennent encore après l’apparition des difficultés.