
La Commission européenne prévoit de proposer aux États membres d’encourager la mise en place d’une journée de télétravail par semaine afin de limiter la consommation de carburants.
Cette orientation s’inscrit dans un contexte de hausse des prix de l’énergie lié aux tensions internationales. Selon des informations rapportées par le Financial Times, cette mesure ferait partie d’un ensemble d’actions destinées à réduire la dépendance aux énergies fossiles. Elle viserait les entreprises, avec une application conditionnée aux postes compatibles avec le travail à distance.
Cette initiative prolonge des démarches déjà engagées par l’exécutif européen. Le 31 mars, Dan Jorgensen, commissaire européen chargé de l’Énergie, a adressé une lettre aux ministres concernés des États membres. Il y encourageait le recours au télétravail lorsque cela est possible, afin de limiter les déplacements et la consommation de carburant.
L’approche actuelle repose sur des éléments tirés de précédentes situations de tension sur les carburants, notamment celle observée après le déclenchement du conflit en Ukraine en février 2022. Les institutions européennes cherchent à adapter leurs recommandations en fonction de ces expériences.
Un ensemble de mesures liées à la transition énergétique face à la flambée des carburants
La proposition relative au télétravail s’intègre dans un plan plus large qui doit être présenté dans les prochains jours par la Commission européenne. Ce plan vise à répondre aux effets économiques liés au conflit en cours au Moyen-Orient, notamment sur les prix de l’énergie. Parmi les dispositifs envisagés figure le développement de solutions de mobilité électrique accessibles. L’Union européenne prévoit d’accompagner les États membres dans la mise en place de mécanismes de leasing social pour des véhicules électriques. Ce type d’offre permettrait à certains ménages de louer un véhicule à un coût mensuel réduit.
En France, ce dispositif est en cours de préparation. Maud Bregeon, ministre déléguée à l’Énergie, a précisé dans une déclaration au journal Ouest-France : « On vise d’abord 50 000 voitures pour les Français modestes, qui gagnent moins de 2 200 euros par mois en moyenne », avec « un reste à charge compris entre 100 et 200 euros par mois ».
Ces mesures s’inscrivent dans une politique européenne orientée vers la réduction de la consommation d’énergies fossiles et l’évolution des modes de transport. Elles reposent sur des recommandations adressées aux États membres, qui restent responsables de leur mise en œuvre. Le projet doit être présenté officiellement dans les prochains jours. Il regroupe plusieurs leviers visant à agir sur les usages énergétiques, tant dans les entreprises que dans les déplacements du quotidien.