Le gouvernement prépare un dispositif d’aide au carburant destiné aux personnes utilisant leur véhicule dans un cadre professionnel et disposant de revenus modestes.
Cette annonce a été faite le mardi 21 avril par Roland Lescure, ministre de l’Économie, lors du journal de 20 heures de France 2. Cette mesure s’inscrit dans la continuité de dispositifs déjà présentés pour plusieurs secteurs, dont le bâtiment, l’agriculture et la pêche. Selon Roland Lescure, ce nouveau mécanisme pourrait concerner «3 millions de Français».
L’aide au carburant prendra la forme d’un montant forfaitaire identique pour les bénéficiaires. Sa mise en place est prévue «d’ici la fin du mois de mai». Le versement couvrira de manière rétroactive les dépenses engagées sur les mois d’avril, mai et juin. Elle vise les actifs qui utilisent leur voiture pour se rendre sur leur lieu de travail ou dans le cadre de leur activité professionnelle. Le dispositif ne concerne pas l’ensemble des automobilistes, mais uniquement ceux répondant à des critères précis définis par les pouvoirs publics.


Le premier critère repose sur le revenu imposable du foyer fiscal. Les plafonds varient selon la composition du foyer. Une personne seule devra percevoir moins de 17 000 euros par an pour être éligible. Pour un couple avec enfants, le revenu annuel ne devra pas dépasser 50 000 euros. Selon Roland Lescure, cette aide représenterait en moyenne «vingt centimes d’euros par litre d’essence, au plein». Ce montant vise à compenser une partie des dépenses liées à l’utilisation régulière d’un véhicule dans un contexte de prix élevés du carburant.
Des conditions d’aides aux carburants liées au kilométrage et une déclaration via l’administration fiscale
L’éligibilité repose également sur l’usage du véhicule. Les salariés devront parcourir au moins 30 kilomètres par jour entre leur domicile et leur lieu de travail. Cette condition permet d’identifier les personnes dépendantes de leur voiture pour leurs déplacements quotidiens. Pour les professionnels dont l’activité implique des trajets fréquents, comme certains métiers de santé ou de services, un seuil annuel de 8 000 kilomètres est retenu pour les déplacements professionnels.
La procédure d’obtention de cette aide sera déclarative. L’administration fiscale utilisera les données déjà en sa possession concernant les revenus des foyers et la détention d’un véhicule. Les personnes souhaitant bénéficier du dispositif devront compléter leur dossier en indiquant leur kilométrage sur une application dédiée. Cette plateforme sera accessible via le site officiel impots.gouv.fr, qui centralisera les demandes et le traitement des informations.
Selon les éléments présentés, ce mécanisme repose sur un ciblage basé à la fois sur les revenus et sur l’intensité d’utilisation du véhicule. Le calendrier annoncé prévoit une ouverture du dispositif avant la fin du mois de mai, avec un effet rétroactif sur trois mois. Les modalités précises d’accès et de contrôle seront appliquées au moment du lancement opérationnel.