Les données publiées le 28 avril 2026 par France Travail, opérateur public chargé de l’emploi, et la Dares, service statistique du ministère du Travail, font état d’une diminution du nombre de demandeurs d’emploi inscrits au premier trimestre.
Le nombre de personnes sans aucune activité, classées en catégorie A, recule sur cette période. Selon les données corrigées des évolutions administratives récentes, cette baisse atteint 2,4 % par rapport au trimestre précédent. En tenant compte des nouvelles règles d’inscription et du régime de sanctions, la diminution est de 1,2 %.
Au total, environ 3,29 millions de personnes sont inscrites en catégorie A. En intégrant les demandeurs d’emploi exerçant une activité réduite (catégories B et C), le nombre total s’établit à environ 5,73 millions au premier trimestre 2026. Sur cette base, la baisse trimestrielle est de 0,3 %, ou de 1,3 % en corrigeant les effets liés aux changements de règles.
Ces évolutions prennent en compte l’inscription automatique de certains publics depuis début 2025, notamment les allocataires du revenu de solidarité active (RSA) et les jeunes en parcours d’insertion. Un nouveau dispositif de sanctions, en vigueur depuis le 1er juin 2025, influence également les statistiques.


Des variations liées au contexte récent et aux règles d’inscription à France Travail
France Travail et la Dares indiquent que ces résultats doivent être analysés avec prudence en raison de fluctuations d’un trimestre à l’autre. Les deux organismes mentionnent une « certaine volatilité » des données et appellent à « ne pas surinterpréter » les évolutions observées.
Cette baisse intervient après une hausse enregistrée au quatrième trimestre 2025, période durant laquelle le nombre de demandeurs d’emploi en catégorie A avait progressé de 2,6 % sur un trimestre. France Travail et la Dares précisent que les résultats du début d’année peuvent correspondre au « contrecoup du 4e trimestre ».
Sur un an, les évolutions restent limitées. Les effectifs en catégories A, B et C affichent une baisse de 0,2 %, un niveau similaire à celui observé pour la seule catégorie A selon certaines estimations. Par ailleurs, les perspectives à moyen terme restent orientées différemment. L’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), organisme public chargé des statistiques économiques, avait indiqué que le taux de chômage atteignait 7,9 % à la fin de l’année 2025. Dans ses prévisions publiées en mars, l’Insee anticipe une progression du taux dans les prochains mois.
Cette évolution s’explique notamment par un rythme de créations d’emplois jugé limité et par une augmentation de la population active. Cette dernière reste influencée par la réforme des retraites adoptée en 2023, dont certains effets doivent encore se poursuivre jusqu’à la rentrée 2026.