
Le ministère de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique a présenté le 29 avril 2026 un bilan des contrôles réalisés sur les plateformes de commerce en ligne.
Ces vérifications interviennent dans un contexte de surveillance accrue des pratiques de certains acteurs du secteur. Les contrôles ont été menés par la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), administration chargée de veiller au respect des règles en matière de consommation. Au total, 30 plateformes ont été examinées, dont 16 opérées par des entreprises étrangères. Parmi elles, sept sites ont fait l’objet d’une attention renforcée en raison des risques identifiés et du volume de produits commercialisés.
Les agents de la DGCCRF ont contrôlé 650 produits, répartis dans plusieurs catégories comme les jouets, les équipements électroniques, les bijoux et les vêtements. Les résultats indiquent que 75 % des produits analysés ne respectaient pas les règles en vigueur, notamment en matière d’étiquetage. Par ailleurs, 46 % ont été considérés comme dangereux, en raison de la présence de substances interdites ou de caractéristiques présentant un risque, comme des éléments détachables dans certains jouets.
Ces constats ont conduit au rappel de plus de 100 000 produits. Les autorités précisent que ces contrôles portent sur des catégories ciblées et que les résultats ne reflètent pas l’ensemble des produits disponibles sur les plateformes concernées.
Une coordination renforcée entre administrations pour surveiller le commerce en ligne
En parallèle de ces actions, le ministère a annoncé la création d’une cellule dédiée à la surveillance du commerce en ligne, baptisée VigE-Commerce. Cette structure vise à coordonner les actions des différentes administrations impliquées dans le contrôle des plateformes numériques.
La première réunion de cette cellule s’est tenue le 29 avril 2026. Elle a réuni Serge Papin, ministre délégué chargé des Petites et moyennes entreprises, Anne Le Hénanff, ministre chargée du Numérique, et Roland Lescure, ministre de l’Économie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique. Des représentants d’environ vingt administrations participent également à ce dispositif.
Selon un conseiller du ministère de l’Économie, cette organisation a pour objectif « de créer un réseau de surveillance interministériel », de « s’équiper pour pouvoir gérer des crises » et de coordonner les moyens d’action face aux situations identifiées sur certaines plateformes. Il ajoute : « C’est la première fois qu’on a des plateformes qui jouent autant avec les règles. Ce n’était pas le cas avant. Face à ce phénomène là, on est obligés de s’adapter ».
Cette initiative s’inscrit dans une série de mesures visant à renforcer la surveillance du commerce en ligne et à améliorer la coordination entre les services de l’État face aux pratiques observées sur certaines plateformes.