À l’approche de l’été 2026, une partie des Français ajuste ses projets de vacances en raison de l’augmentation des prix des carburants et du contexte inflationniste.
Plusieurs comportements émergent pour contenir les dépenses liées aux déplacements. Certains ménages choisissent de réduire les distances parcourues. Michel Ivanovic, 32 ans, explique sur Sud-Ouest qu’il modifie son trajet habituel : « 200 kilomètres aller, 200 kilomètres retour, c’est déjà quand même un demi-plein à économiser ». Le diesel a atteint 2,217 euros le litre selon une moyenne issue des données gouvernementales, ce qui pèse sur les budgets.
D’autres voyageurs envisagent de changer de véhicule pour limiter la consommation. Adam, habitant de la banlieue sud de Paris, indique dans le même journal vouloir utiliser une voiture plus compacte : « elle consomme deux fois moins, du coup ça fera environ 200 euros d’économies d’essence ». Il précise que le trajet prévu représente « 900 kilomètres aller et 900 retour », avec un compromis sur le confort.
Des choix entre durée de vacances , destination et mode de transport
Les ajustements des vacances concernent aussi la durée des séjours. Anne-Cécile Robert et Edwyn Robert, résidant à Charenton dans le Val-de-Marne, maintiennent un déplacement au Portugal mais réduisent leur séjour : « on voulait rester une petite semaine, on reste 4-5 jours ». Ils expliquent leur choix en indiquant que « l’avion est beaucoup trop cher ».
Selon une étude publiée par Alliance France Tourisme, organisation représentant les acteurs du secteur touristique, plus de 50 % des Français envisagent de diminuer leurs dépenses globales liées aux vacances. Dominique Marcel, président de Alliance France Tourisme, évoque « plus de 50 % des Français envisagent de dépenser moins que l’an dernier sur les différents sujets : évidemment l’hébergement, la restauration, l’ensemble des dépenses sur place ».
Les intentions de départ évoluent également sur le plan géographique. Une étude menée par Protourisme, cabinet de conseil spécialisé, indique qu’environ 30 % des Français envisagent de rester dans leur région, contre 24 % en 2025. Didier Arino, directeur général de Protourisme, résume cette tendance : « Si on devait caricaturer, c’est moins loin, moins cher, moins longtemps ».


Certains vacanciers déclarent ne pas modifier leurs projets, notamment lorsqu’ils disposent de véhicules électriques ou de réservations déjà effectuées. Audrey Belehouan, 32 ans, qui a planifié un voyage en Italie, évoque une incertitude liée au transport aérien : « j’ai un peu d’appréhension et si j’avais su, je serais partie en train, pas en avion ». Elle indique envisager une solution alternative en France si nécessaire. Dans ce contexte, les décisions des ménages reposent sur des ajustements liés aux coûts de transport, aux contraintes budgétaires et aux incertitudes sur les déplacements.