
Gabriel Attal, secrétaire général du parti Renaissance et ancien Premier ministre, a présenté le 1er mai 2026 une orientation visant à modifier le système de retraite en France.
Dans une intervention sur RMC, Gabriel Attal a déclaré qu’il souhaite mettre fin à la notion d’âge légal de départ. Il affirme : « qu’il n’y a plus d’âge légal » et propose de centrer le système sur la durée de cotisation. Cette approche consisterait à déterminer le niveau de pension en fonction du nombre d’années travaillées.
Le système actuel repose sur un calendrier progressif. Les personnes nées entre le 1er janvier 1963 et le 31 mars 1965 peuvent partir à partir de 62 ans et 9 mois. Pour celles nées entre le 1er avril et le 31 décembre 1965, l’âge de départ est fixé à 63 ans. Les générations suivantes voient cet âge évoluer progressivement jusqu’à 64 ans pour les personnes nées à partir du 1er janvier 1969. Ce dispositif a été adopté en 2023 dans le cadre de la réforme portée par le gouvernement d’Élisabeth Borne.
Selon Gabriel Attal, le projet envisagé introduirait des ajustements en fonction du moment choisi pour partir à la retraite. Il indique que les personnes qui partent avant la durée de cotisation requise ne percevraient pas une pension complète. À l’inverse, celles qui prolongent leur activité bénéficieraient d’un montant plus élevé. Il précise vouloir instaurer « des vraies décotes et des vraies surcotes et donc ça donne de la liberté aux gens ».
Une orientation intégrant une part de capitalisation dans les retraites
Le projet présenté inclut également une évolution du financement du système. Gabriel Attal évoque le développement de la capitalisation au sein des retraites. Il déclare que « la capitalisation dans notre système de retraite (…) sera bon pour la pension des retraités ».
Il ajoute que cette orientation aurait des effets sur les cotisations. Selon ses propos, ce mécanisme serait « bon pour les salaires, parce que c’est moins de cotisations qu’on a à payer pour un système public par répartition ». Il estime également que ce modèle aurait des conséquences sur l’économie en indiquant qu’il serait « bon pour notre économie parce que ça finance aussi l’innovation, l’entreprenariat etc ».
Ces propositions interviennent dans un contexte où la réforme des retraites adoptée en 2023 reste un sujet de débat public. Le projet présenté par Gabriel Attal s’inscrit dans les discussions en cours autour des évolutions possibles du système, à un an de l’élection présidentielle de 2027.