
Sébastien Lecornu annonce que les taxes sur les carburants ont généré un surplus de 190 millions d’euros en mars et avril, par rapport à l’année précédente. Le Premier ministre a précisé que ce montant sera intégralement utilisé pour financer les aides gouvernementales de 380 millions d’euros déjà annoncées.
Selon Sébastien Lecornu, cette augmentation des recettes fiscales est liée à la hausse des prix des carburants, entraînant une augmentation de la TVA collectée. Emmanuel Macron a également abordé la question des prix des carburants. Lors de sa déclaration, il a rappelé que la crise énergétique, liée à la guerre en Iran, ne devait pas profiter à certains. Le président a insisté sur le fait qu’il n’y avait pas de producteurs augmentant délibérément les prix, en précisant que l’origine de la crise actuelle était la fermeture du détroit d’Ormuz. Il a ajouté que la réouverture de ce passage maritime était essentielle pour améliorer la situation énergétique.
Sébastien Lecornu a réaffirmé que le surplus de recettes fiscales ne serait pas conservé par l’État, mais bien réinvesti dans les aides gouvernementales. Le ministre a également réitéré que les profits exceptionnels réalisés par les grandes entreprises pétrolières comme TotalEnergies ne justifiaient pas l’instauration d’une nouvelle taxe spécifique pour ces profits, du moins pas à ce stade. Toutefois, il a recommandé que TotalEnergies propose un « plafonnement généreux des prix à la pompe » afin de redistribuer les surprofits générés par la crise énergétique.
TotalEnergies, de son côté, a plafonné les prix du carburant à 1,99 euro le litre pour l’essence sans plomb et à 2,09 euros pour le diesel. Le groupe a indiqué qu’il maintiendrait cette politique de plafonnement tant que durera la crise énergétique liée au conflit au Moyen-Orient.
La question des profits exceptionnels sur les carburants
Le débat sur la taxation des profits exceptionnels des entreprises pétrolières a été relancé par les bénéfices réalisés par TotalEnergies au premier trimestre 2026. Le Parti socialiste a déposé une proposition de loi pour instaurer une taxe spécifique sur ces bénéfices. Le Rassemblement national soutient également cette idée, mais aucune décision n’a été prise par le gouvernement pour mettre en place une telle mesure.
Emmanuel Macron a souligné qu’une réponse européenne serait envisagée si des profits excessifs ou des comportements spéculatifs étaient constatés dans le secteur pétrolier. Toutefois, il a affirmé qu’aucun producteur n’était actuellement responsable de l’augmentation des prix de manière délibérée. Le gouvernement continue de suivre de près l’évolution de la situation énergétique mondiale, tout en cherchant à limiter l’impact de cette crise sur les consommateurs.