
La dette publique étouffe certains pays européens alors que d’autres se distinguent par le renversement de la tendance. Le gouvernement grec a annoncé un remboursement anticipé d’une partie des prêts accordés par les pays européens lors de la crise financière de 2010.
Cette opération doit intervenir au mois de juin 2026 et concerne un montant de 6,9 milliards d’euros. L’annonce a été faite par Pavlos Marinakis, porte-parole du gouvernement grec, lors d’un point de presse régulier. Il a indiqué que la Grèce allait rembourser « le mois prochain un montant de 6,9 milliards d’euros au titre des premiers prêts octroyés par les pays européens ».
Selon les estimations du ministère grec des Finances relayées par Pavlos Marinakis, cette opération doit contribuer à une nouvelle réduction de l’endettement public. Le porte-parole du gouvernement a déclaré que « la dette publique devrait diminuer davantage pour s’établir à environ 130% du PIB en 2027 ».
La dette publique grecque avait atteint près de 210 % du produit intérieur brut en 2020 pendant la crise sanitaire. D’après les prévisions du gouvernement, ce ratio doit descendre sous les 140 % en 2026. Les autorités grecques anticipent un niveau de dette équivalent à 137 % du PIB l’an prochain.
La Grèce avait bénéficié de plusieurs programmes d’aide internationale après la crise de la dette souveraine qui avait frappé le pays à partir de 2010. Ces dispositifs avaient été accompagnés de mesures budgétaires et de réformes économiques appliquées durant plusieurs années.
Le gouvernement grec vise une poursuite de la baisse de la dette publique
Dimitris Tsakonas, directeur de l’Organisme grec de gestion de la Dette Publique (PDMA), a présenté vendredi un calendrier prévisionnel concernant l’évolution de la dette grecque au cours des prochaines années. Selon les déclarations rapportées par le quotidien économique grec Naftemporiki, Dimitris Tsakonas estime qu’« à partir de cette année, et plus précisément à la fin de 2026, la Grèce cessera d’avoir la dette la plus élevée en Europe ». Il précise que l’Italie pourrait alors présenter un niveau d’endettement supérieur.
Le directeur du PDMA prévoit également une baisse progressive du ratio de dette publique grecque. D’après les estimations publiées par Naftemporiki, la dette pourrait atteindre « 113%-115 % du PIB » dans les prochaines années. Toujours selon Dimitris Tsakonas, ce niveau placerait la Grèce « au quatrième, voire au cinquième rang des pays aux niveaux d’endettement les plus élevés, derrière la France, la Belgique et l’Italie ».
Le gouvernement grec prévoit une croissance économique de 2 % pour l’année 2026. Dans le même temps, l’inflation a progressé en avril. Selon les données mentionnées dans l’article source, le taux d’inflation annuel a atteint 5,4 % dans le pays. Les autorités grecques relient cette évolution à la conjoncture internationale et aux conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient.