
Une étudiante de 21 ans, prénommée Alix et spécialisée dans les études immobilières, a acquis un appartement de 77 m² lors d’une vente aux enchères à Vénissieux, dans la métropole de Lyon.
L’opération porte sur un appartement de type T3 situé dans le quartier des Minguettes, occupé par une locataire en place depuis 2014. L’acquisition a eu lieu le 11 décembre 2025. Le bien a été mis en vente à partir d’un prix de 19 333 euros. Représentée par une avocate, Alix a proposé une première enchère à 20 000 euros. Aucune autre surenchère n’a été enregistrée. Le montant total de l’opération, incluant les frais annexes, s’élève à 28 500 euros.
Avant l’achat, l’appartement était occupé et présentait un état dégradé, selon la description fournie lors de la visite. Le bien est loué depuis 2014 pour un montant mensuel de 780 euros charges comprises. Après acquisition, la nouvelle propriétaire a indiqué avoir tenté de contacter la locataire par courrier recommandé afin de lui transmettre ses coordonnées bancaires. Aucun retour n’a été reçu à ce stade.
Selon Hélène Gilliot, avocate au barreau de Paris, les informations relatives au contrat de location et au paiement du loyer ne sont pas nécessairement transmises à l’acheteur lors d’une vente aux enchères d’un bien occupé. Elle précise que « l’acheteur sait que le bien est occupé, mais le vendeur n’a aucune obligation de lui communiquer le contrat de location, les coordonnées du locataire, le montant du loyer, ni même de lui indiquer si le locataire paie effectivement son loyer ».
Situation locative de l’appartement et absence de versement des loyers
Cinq mois après l’acquisition, aucun loyer n’a été versé à la propriétaire. Une première tentative de contact direct avec la locataire a eu lieu sur place, sans résultat, la locataire ayant refusé l’accès au logement et renvoyé la propriétaire vers le courrier recommandé.
Fin avril, un commissaire de justice a délivré un commandement de payer à la locataire. En l’absence de régularisation dans un délai de deux mois après réception, une procédure d’expulsion peut être engagée pour impayés de loyers. La procédure pourrait être examinée avant la période de trêve hivernale prévue à partir du 1er novembre 2026.
Le montant des impayés pourrait atteindre 8 580 euros si la situation persiste sur la période concernée. Le bien générait initialement un revenu locatif estimé à 780 euros par mois, soit un flux annuel théorique de 9 360 euros. L’acquéreuse indique avoir estimé la valeur du logement à environ 85 000 euros, en comparaison avec les prix observés dans le secteur pour des biens similaires, malgré l’état du bien et sa situation locative.
Selon son avocat, l’acquéreuse envisage une revente du bien après résolution de la situation locative. Les coûts associés à l’opération peuvent inclure les frais d’acquisition, les loyers non perçus, la fiscalité applicable ainsi que d’éventuels frais liés à la procédure d’expulsion et à la gestion du logement.