
Le ministère de l’Éducation nationale prévoit que jusqu’à 15 000 enseignants pourraient être absents à la rentrée prochaine à cause d’un nouveau congé de naissance.
Ce dispositif, qui entrera en vigueur le 1er juillet 2026, est rétroactif et concerne tous les parents dont l’enfant est né depuis le 1er janvier 2026. L’Éducation nationale redoute que le nombre de demandes de congé entraîne une forte concentration d’absences sur les premiers mois suivant l’entrée en application de la mesure.
Selon Politico, ces absences pourraient entraîner une hausse de 25 % des besoins de remplacements par rapport à l’année précédente. En interne, les équipes d’Édouard Geffray, secrétaire général du ministère de l’Éducation nationale, avaient envisagé de demander aux professeurs de déposer leur demande de congé quatre mois à l’avance, mais cette piste a été abandonnée, jugée impossible à mettre en œuvre.
Le ministère de l’Éducation nationale tente d’anticiper la rentrée, sans disposer de chiffres définitifs sur le nombre réel d’enseignants qui demanderont ce congé. À Matignon, les projections du ministère sont jugées trop fragiles, car elles supposent que tous les enseignants éligibles prendraient le congé immédiatement, ce qui n’est pas nécessairement le cas.
Fonctionnement et portée du nouveau congé de naissance
Le nouveau congé supplémentaire de naissance porte la durée totale de congé pour chaque parent à deux mois supplémentaires par rapport aux dispositions précédentes. La mesure s’applique aux enseignants du premier et du second degré ainsi qu’à l’ensemble des personnels éligibles de l’Éducation nationale. Elle est rétroactive, ce qui permet aux parents d’enfants nés depuis le 1er janvier 2026 d’en bénéficier.
Le ministère précise que le dispositif du congé de naissance est applicable dès la rentrée 2026, mais il reste à déterminer combien d’enseignants décideront de prendre le congé immédiatement et combien reporteront leur absence à une période ultérieure. Le cabinet d’Édouard Geffray n’a pas répondu aux sollicitations d’Europe 1 concernant le suivi des demandes et les mesures mises en place pour gérer les absences.
La mise en œuvre de ce congé de naissance supplémentaire est suivie de près par les services de l’Éducation nationale pour prévoir les besoins en remplacements et ajuster l’organisation des classes. L’objectif du ministère est d’assurer le fonctionnement des établissements scolaires tout en respectant le droit des enseignants à bénéficier du congé légal auquel ils ont droit.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre plus large des dispositifs de congés familiaux pour les enseignants et s’applique à tous les enseignants concernés sans distinction de discipline ou de niveau d’enseignement.