
Cette semaine, la canicule concerne plusieurs régions françaises. Des chaleurs inédites pour un mois de mai. Météo France a placé 18 départements en vigilance jaune canicule ce lundi 25 mai, avec des températures pouvant atteindre « jusqu’à 35 degrés » dans l’ouest et l’intérieur des terres, et localement 36 degrés.
Le Code du travail impose aux entreprises de prendre « les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé de leurs salariés », rappelle le ministère de l’Économie. Pour les salariés travaillant en intérieur, le télétravail peut être envisagé, mais il ne peut être imposé par le salarié si l’accord collectif applicable dans l’entreprise ou la politique interne de télétravail ne le prévoit pas.
Thierry Meillat, avocat associé chez Horgan Lovells, précise sur BFM Business : « Normalement, il faut s’en tenir aux dispositions de l’accord collectif applicable dans l’entreprise ou de la politique en matière de télétravail mise en oeuvre par l’employeur. Peut-être que ces accords ou ces politiques internes prévoient des situations exceptionnelles, c’est souvent le cas, et cela peut entrer dans le cadre d’une situation exceptionnelle. »
Nouvelles obligations en cas de canicule pour les employeurs depuis juillet 2025
Un décret publié en juillet 2025 renforce les obligations des entreprises pendant les vagues de chaleur. Les employeurs doivent adapter leurs mesures en fonction des niveaux de vigilance météorologique fixés par Météo France (jaune, orange, rouge). Ces mesures comprennent l’adaptation des horaires de travail, la suspension des tâches pénibles aux heures les plus chaudes et l’ajustement des périodes de repos.
Pour les locaux professionnels, le décret impose de limiter l’accumulation de chaleur par des pare-soleil, ventilateurs ou brumisateurs. Les salariés doivent avoir accès à de l’eau potable et à un renouvellement de l’air suffisant. Pour les travailleurs en extérieur, les entreprises doivent fournir des équipements de protection individuelle afin de limiter les effets des températures élevées et protéger contre le soleil, par exemple avec des casquettes ou des lunettes.
Le texte prévoit également de sensibiliser et former les salariés sur les conduites à tenir en cas de forte chaleur. Si l’accord collectif ne fixe pas de règles spécifiques concernant le télétravail, l’employeur peut refuser la demande du salarié tout en assurant la mise en place de mesures adaptées pour limiter les risques liés à la chaleur. La vigilance reste de mise dans les entreprises pour respecter les obligations légales et protéger la santé des salariés face aux températures élevées prévues cette semaine.