La pollution s’est accentuée avec la chaleur. En effet, la vague de chaleur qui touche la France s’accompagne d’une hausse des concentrations d’ozone en Ile-de-France. Airparif, organisme indépendant chargé de la surveillance de la qualité de l’air dans la région francilienne, a annoncé que les niveaux d’ozone pourraient dépasser mardi le seuil de 180 microgrammes par mètre cube et par heure.
Selon Airparif, les concentrations maximales attendues se situent entre 160 et 190 microgrammes par mètre cube. L’organisme précise que cette situation concerne particulièrement les personnes vulnérables, notamment les personnes âgées, les femmes enceintes, les nourrissons et les jeunes enfants, en raison des risques de gênes respiratoires ou cardiaques.
Dans un communiqué, Airparif indique que « cet épisode de pollution est marqué par sa persistance puisque les niveaux dépassent le seuil d’information depuis plusieurs jours ». L’organisme prévoit une possible « stabilisation » de la situation à partir de mercredi.
Le préfet de police de Paris doit mettre en place des actions d’information et diffuser des recommandations sanitaires destinées à limiter l’exposition aux polluants atmosphériques. Airparif précise également qu’après consultation du comité des élus, des mesures réglementaires d’urgence pourraient être décidées.
Cette situation intervient alors que les températures enregistrées sur le territoire atteignent des niveaux élevés pour un mois de mai. Météo France a confirmé auprès de l’Agence France-Presse que l’indicateur thermique national avait atteint 24,6 °C lundi. Cet indicateur correspond à la moyenne des températures de jour et de nuit relevées dans trente stations météorologiques réparties sur l’ensemble du territoire métropolitain. Le précédent record pour un mois de mai avait été enregistré le 28 mai 2017 avec 22,9 °C.
En plus de la pollution ,Stéphanie Rist rappelle les consignes sanitaires face aux fortes chaleurs
Dans ce contexte, Stéphanie Rist, ministre de la Santé, s’est rendue au Centre opérationnel de régulation et de réponse aux urgences sanitaires et sociales (Corruss). Cette structure coordonne les dispositifs sanitaires mis en œuvre lors des situations exceptionnelles. La ministre a rappelé plusieurs recommandations destinées à limiter les effets de la chaleur. Elle a déclaré : « Il est important de boire toute la journée de l’eau, de se mettre à l’abri et (…) d’éviter de faire de l’activité physique aux heures les plus chaudes de la journée ».
Interrogée sur un éventuel report des activités physiques dans les établissements scolaires, Stéphanie Rist a répondu que « l’important est de s’adapter et d’écouter les mesures de prévention ». La ministre de la Santé a également indiqué que plusieurs réunions interministérielles étaient prévues afin de suivre l’évolution de la situation. Selon elle, « l’ensemble des professionnels sont préparés », dans les établissements de santé comme dans les écoles.
Stéphanie Rist a aussi évoqué les conséquences des épisodes de chaleur sur l’organisation des établissements scolaires et des conditions de travail. Elle a déclaré : « Il faut continuer à faire adapter notre pays à ce réchauffement climatique qui ne fait scientifiquement aucun doute ». La ministre a ajouté : « Nous avons des mesures à apporter de façon graduée », avant d’affirmer que « l’heure est à la prévention ». La vague de chaleur concerne plusieurs régions françaises depuis plusieurs jours. Les autorités sanitaires et météorologiques suivent l’évolution des températures ainsi que les niveaux de pollution atmosphérique associés à cet épisode climatique.

