Le 26 mai, le gouvernement et les fournisseurs d’énergie ont présenté une nouvelle évolution du marché de l’électricité en France, avec l’annonce du lancement progressif d’offres intégrant des « heures super creuses », assorties de réductions pouvant atteindre jusqu’à -60% sur certains créneaux de consommation.
Selon les éléments communiqués, plusieurs fournisseurs comme EDF, TotalEnergies, Octopus Energy ou encore Engie prévoient de déployer de nouvelles offres d’abonnement combinant tarifs fixes et tarification dynamique. Ces contrats incluraient des plages horaires très avantageuses, dites « heures super creuses », notamment durant les périodes où la production électrique est excédentaire, par exemple en plein été lors des après-midis ensoleillés.
Comme le précise Franceinfo, ces dispositifs pourraient offrir des réductions significatives, avec des bonus annoncés pouvant aller « jusqu’à -60% » sur le prix du kilowattheure pendant ces créneaux spécifiques. L’objectif est d’inciter les consommateurs à déplacer leur consommation vers les moments où l’électricité est la plus abondante et la moins chère à produire.
Le président de la République Emmanuel Macron a, dans ce contexte, appelé à une « mobilisation collective » « pour rendre le passage à l’électrique naturel et désirable » pour les Français. Il a également insisté sur la nécessité de proposer des tarifs « compétitifs sur la durée » et « prévisibles », afin d’accompagner l’électrification des usages dans les ménages et les entreprises.
Une stratégie d’électrification et des enjeux pour les consommateurs
Cette annonce s’inscrit dans une stratégie plus large de transition énergétique visant à réduire la dépendance de la France aux énergies fossiles et à accélérer l’adoption des usages électriques, notamment dans le secteur automobile et domestique. Le chef de l’État a rappelé que l’électrification permettait de diminuer les importations d’énergies et d’améliorer à la fois le pouvoir d’achat et la compétitivité économique.
Sur le plan économique, les acteurs du secteur mettent en avant le fait que le prix de gros de l’électricité en France reste relativement bas comparé à d’autres pays européens. Il est évoqué autour de 60 euros le mégawattheure, contre environ 87 euros en Allemagne et 107 euros en Italie. Cependant, cet avantage ne se reflète pas toujours directement dans les factures des particuliers, en raison notamment de la fiscalité et des coûts d’acheminement.
Les fournisseurs d’énergie estiment que le développement des heures super creuses pourrait permettre une meilleure optimisation du réseau électrique, en réduisant les pics de consommation et en favorisant une utilisation plus flexible de l’énergie. Pour les consommateurs, ces nouvelles offres pourraient représenter une opportunité de réduire leur facture, à condition d’adapter leurs habitudes de consommation aux plages horaires les plus avantageuses.

