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En dépit de l’essor des véhicules électriques, propulsés par les aides à l’achat et une attention médiatique croissante, une réalité persiste sur le marché automobile européen : les véhicules équipés de moteurs thermiques, diesel compris, maintiennent leur suprématie. Cette affirmation surprend parfois, étant donné l’engouement actuel pour la transition énergétique. Pourtant, les chiffres parlent d’eux-mêmes et esquissent un tableau où la dominance du thermique est incontestable, voire en recrudescence.
La préférence persistante pour le thermique
Les données sur les choix énergétiques des automobilistes européens en disent long sur la vigueur des ventes des véhicules à moteur à combustion. En effet, lors du premier mois de l’année considérée, 35,2 % des ventes ont été dominées par les véhicules à essence, plaçant cette catégorie en tête.
Viennent ensuite les modèles hybrides, qui représentent 28,8 % du marché, détrônant ainsi le diesel qui, malgré une réputation battue en brèche, capte 13,4 % des ventes. Ces statistiques mettent en relief le fait que l’essence et le diesel, ensemble, monopolisent près de la moitié des achats, laissant derrière eux les véhicules électriques (10,9 %) et les hybrides rechargeables (7,8 %), en dépit de leur popularité croissante.
Les constructeurs misent encore sur le diesel
Alors que la tendance semblait s’orienter de manière irréversible vers l’électrique, plusieurs grands noms de l’industrie automobile tels que Volkswagen, Mercedes-Benz, et Citroën ont réaffirmé leur engagement envers les moteurs diesel et essence. Les modèles comme la Passat et le Tiguan de Volkswagen, ou encore la récente décision de Mercedes-Benz d’étendre la production de ses modèles thermiques au-delà de 2030, témoignent d’un soutien résolu à ces technologies.
Citroën suit le même chemin, en réintroduisant une version essence de son modèle Berlingo, après un lancement initial exclusivement électrique. Ces choix stratégiques des constructeurs mettent en lumière la disparité entre la vision écologique et les exigences commerciales dictées par des facteurs tels que l’indicateur CAFE, qui pénalise les constructeurs dont les gammes ne s’alignent pas entièrement sur les attentes des consommateurs.
Un intérêt accru pour la durabilité du thermique
Le maintien controversé du véhicule thermique en Europe réside dans plusieurs avantages indéniables : la simplicité d’utilisation et des considérations économiques prépondérantes. Face à un surcoût conséquent à l’achat pour les véhicules 100 % électriques, pouvant s’élever jusqu’à 10 000 euros, les incertitudes quant à la dévaluation de ces derniers affectent considérablement les décisions d’achat.
Des acteurs majeurs de la location comme Hertz et Sixt ont dû revoir leur approche face à la volatilité et à la forte dépréciation des modèles électriques, par exemple des véhicules Audi et Tesla, qui peuvent perdre jusqu’à 30 % de leur valeur en une seule année. Cette perspective, couplée à la stabilité reconnue de la valeur des véhicules diesel ou essence, garde ces derniers dans la course, potentiellement jusqu’aux prochaines échéances politiques européennes, qui pourraient revisiter les ambitions de fin des motorisations thermiques pour 2035.