Si elle rappelle, par son ampleur, le scandale des émissions de Volkswagen en 2015, la polémique entourant le moteur 1.2 PureTech de Stellantis pourrait avoir des conséquences bien différente pour le géant automobile. Aujourd’hui, c’est toute la crédibilité et la fiabilité du groupe qui sont mises à l’épreuve. Assez légitimement, on peut se poser des questions sur les retombées à long terme de cette crise pour Stellantis et pour les futures ventes.
Le moteur 1.2 PureTech peut-il être le grain de sable du beau rouage Stellantis ?
A date, tous les feux semblent au vert pour Stellantis, avec des résultats records enregistrés en 2023 et un bénéfice net de 18,6 milliards d’euros. Des performances qui vont d’ailleurs donner droit à une rémunération exceptionnelle pour son PDG, Carlos Tavares.
À voir aussi
Des Peugeot 208 rappelées pour un risque de fissure de l’essieu
Mais un un problème de qualité qui touchent des centaines de milliers de véhicules à travers l’Europe, parmi lesquels des Peugeot, Citroën, DS et Opel, Stellantis pourrait gripper la machine si bien huilée. Face à cette class action organisée contre le géant automobile, Stellantis a clairement tardé à proposer des réponses concrètes. Ce n’est qu’après de longues années de démarches et de revendications que le groupe a finalement étendu la garantie pour les modèles concernés jusqu’à 10 ans ou 175 000 km, à condition que le plan d’entretien ait été suivi. Une réponse, loin de rassurer pleinement les propriétaires affectés, qui soulève de nouvelles interrogations quant à la solution adoptée. Pourquoi Stellantis ne choisit pas de remplacer les moteurs plutôt que de vouloir les réparer à tout prix ?
Quel impact sur la confiance des consommateurs ?
Stellantis semble prêt à gérer la crise mais le mal ne serait-il pas déjà fait ? La gestion du problème PureTech fait planer une ombre sur l’avenir de Stellantis en termes d’image de marque et de confiance des consommateurs. Dans un secteur où la réputation joue un rôle primordial, les centaines de milliers de clients insatisfaits représentent un risque non négligeable de perte de fidélité et d’attraction pour de nouveaux acheteurs.
La mise en place d’une nouvelle courroie sur certains moteurs et l’adoption de chaînes pour les versions hybrides récentes ne suffiront probablement pas à dissiper les doutes. Les questions restent ouvertes concernant la durabilité des correctifs apportés et la prise en charge des véhicules d’occasion qui n’auraient pas rigoureusement suivi le plan d’entretien recommandé.
À voir aussi
Plateforme STLA Large de Stellantis : ça change quoi ?
La stratégie de Stellantis face au défi
Le cas du moteur 1.2 PureTech pose un défi de taille pour Stellantis, en termes de stratégie de gestion de crise et de communication. Le groupe doit non seulement réparer l’image ternie par cette affaire mais également rassurer et fidéliser à nouveau une clientèle déçue. Cela inclut de repenser ses politiques en matière de qualité et d’assistance après-vente, ainsi que de renforcer la transparence et l’efficacité de ses interventions. En jeu, la capacité du groupe à préserver son rang dans une industrie automobile de plus en plus compétitive et soumise à des exigences environnementales et de fiabilité sans cesse accrues.
Quelle est votre opinion ? Avez-vous perdu confiance en Stellantis ou envisagez-vous toujours d’acheter un de leur modèle dans le futur ? Donnez-nous votre point de vue en commentaire.