Metz, France – L’usine de Metz-Trémery, connue pour sa longue histoire dans la production de moteurs diesel, entame une transformation significative. Avec un investissement de 37 millions d’euros, elle s’apprête à devenir un pilier de la fabrication de moteurs électriques pour Stellantis, avec une capacité de production annuelle projetée à un million d’unités dès 2024.
De nouveaux moteurs pour une nouvelle ère
Connu pour ses modèles M2 et M4, l’usine se prépare à accueillir ces deux moteurs électriques innovants. Le premier, le M2, équipera des véhicules comme la nouvelle Citroën ë-C3 et est prévu pour une puissance de 90 kW (122 ch). Le second, le M4, destiné à des modèles plus puissants tels que le Peugeot e-3008, offrira jusqu’à 210 kW (286 ch).
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Ces moteurs, développés en coopération au sein de la coentreprise Emotors (Nidec-PSA), sont des éléments clés de la stratégie électrique de Stellantis, visant à équiper une large gamme de véhicules, des petites citadines aux SUV robustes.
Transformation et formation pour préparer l’avenir
La reconversion de l’usine de Metz-Trémery ne se limite pas aux nouvelles lignes de production. Un volet essentiel de cette transformation est la formation des employés. Plus de 10 000 heures de formation ont été dispensées pour leur permettre de maîtriser les technologies liées aux véhicules électriques, incluant la fabrication d’onduleurs, des composants cruciaux qui convertissent le courant de la batterie en une forme utilisable par les moteurs.
Des enjeux et des attentes élevés
Le site de Metz-Trémery ne se contente pas de viser la production de moteurs électriques en grande quantité. Il s’apprête également à jouer un rôle majeur dans l’approvisionnement des chaînes de montage de Stellantis réparties dans huit pays différents. La question reste de savoir si la demande pour les véhicules électriques, en plein essor en Europe, sera suffisante pour que cette initiative ambitieuse porte ses fruits à pleine capacité.
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