Dans le département de l’Orne, une série de vandalisme cible les radars routiers, interrogeant la balance entre sécurité et perception fiscale. Au cours des dernières semaines, plusieurs radars fixes ont été endommagés ou détruits, causant une facture qui s’envole pour les autorités tout en interrogeant la fonctionnalité et l’acceptation de ces dispositifs.
Quatre radarss dégradés en une nuit
Dans une spirale de vandalisme nocturne, quatre radars ont été mis hors d’usage dans la nuit du 1er au 2 mars le long des routes D909, D18 et D976. Deux d’entre eux ont été recouverts de peinture, tandis que les deux autres ont subi les assauts d’une disqueuse, totalement découpés. Ce type d’incidents s’ajoute à d’autres actes similaires survenus en janvier, où des radars ont été retrouvés dissimulés sous de épaisses bâches, soulignant un phénomène croissant de rébellion contre ces dispositifs de surveillance.
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Des dégradations qui un coût astronomique pour le département
Le maire local, Antoine Gérard, exprime un sentiment mitigé face à ces destructions. « Qu’on soit pour ou contre les radars, ça fait toujours un petit peu mal au cœur », déclare-t-il, soulignant que cette série de dégradations représente déjà une perte de 240 000 euros pour le budget de la municipalité—une somme presque deux fois supérieure à celle dépensée l’année précédente. Chaque radar neuf peut coûter entre 10 000 et 30 000 euros, amplifiant l’impact économique de ces actes.
Interrogés par les équipes de TF1, des citoyens ornais expriment leur exaspération: « Il y a des radars utiles, mais la majorité c’est surtout une pompe à fric », souligne un automobiliste. Une perception qui reflète un malaise plus profond quant à la justification de ces radars, souvent vus comme une source de revenus plutôt que de sécurité. Selon le Ministère de l’Intérieur, les radars ont contribué à rapporter un milliard d’euros en amendes pour l’année précédente, contre 300 millions d’euros de dépenses, incluant les coûts de maintenance et de réparation.
Malgré l’hostilité grandissante et les actes de vandalisme, les radars ne semblent pas prêts à disparaitre des routes de France. Leur efficacité en termes de sécurité routière et de recettes pour l’État continue de justifier leur présence, même dans un climat de contestation palpable.