D’ici 2025, les automobilistes californiens pourraient être contraints de payer une nouvelle taxe sur les voitures électriques. Prévue en réponse à la chute des revenus de la taxe sur l’essence, elle devrait servir à entretenir les routes. L’État de Californie prévoit de lancer un programme pilote d’ici août 2024 pour tester la viabilité de cette taxe.
Une mesure pour compenser la perte de revenus
Aux États-Unis, la Californie fait partie des États qui militent le plus en faveur des véhicules zéro émission dans le but de contribuer à la réduction des émissions de CO2. Il faut dire qu’il s’agissait pour l’État de se préparer à l’interdiction de l’achat des véhicules neufs à essence dont l’entrée en vigueur est prévue pour 2035.
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Les voitures électriques ont donc énormément le vent en poupe. Cependant, avec cette hausse de leur volume l’achat, le nombre de conducteurs utilisant des voitures à essence ou diesel est en chute libre. Depuis, l’État californien fait face à des pertes de revenus de la taxe sur le diesel et l’essence prélevée à la pompe. Or, ceux-ci couvrent actuellement à 80 % les dépenses de réparations des routes et des autoroutes dans cet État.
L’enjeu actuel pour le gouvernement californien est de maintenir le cap vers la transition énergétique, tout en ayant de quoi financer l’entretien des routes, ainsi que les projets liés au transport. C’est dans ce cadre qu’une taxe sur les voitures électriques risque de bientôt voir le jour.
Un système de péage en test pilote
“Road Charge”, c’est le nom donné par le gouvernement californien à sa nouvelle taxe. Il s’agit d’un système de péage routier qui consiste à faire payer tous les automobilistes, y compris les propriétaires de voitures électriques. Il ne s’agit donc pas à proprement parler d’une taxe prévue exclusivement pour les véhicules électriques.
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Avant la mise en vigueur officielle, un programme pilote sera bientôt lancé afin de tester le fonctionnement de cette nouvelle taxe. Il doit prendre en compte 800 conducteurs à qui il sera prélevé une redevance mensuelle, et ce, pendant 6 mois.
Le gouvernement de Californie a précisé que le prélèvement prendra la forme d’une facture établie sur la base du nombre de kilomètres parcourus par les automobilistes pendant un mois entier. Il imitera le système de facturation actuellement appliqué pour les factures de carburant ou d’électricité.
Ouvertes du mois de mai au mois de juin, les inscriptions sont conditionnées par le renseignement d’un formulaire. Après une première présélection, les conducteurs devront finaliser leur inscription avec un lien fourni par l’État.
Le programme démarrera ensuite au mois d’août 2024 et se poursuivra jusqu’en janvier 2025, des mois au cours desquels les automobilistes s’acquitteront de leurs factures. En échange de leur participation, ils percevront une incitation financière.
Un déploiement à grande échelle pour 2025 ?
C’est à l’issue de ce programme pilote que le gouvernement californien décidera des ajustements à faire et du déploiement à grande échelle de cette taxe les années à venir. Pour l’heure, aucune information n’a circulé sur sa date de l’entrée en vigueur.
En attendant, l’initiative du gouvernement californien pourrait intéresser d’autres pays confrontés au même problème de baisse de revenus. En France, la voiture électrique coûte actuellement des milliards en déficit budgétaire au gouvernement et cela ne risque pas de s’améliorer dans les années à venir. L’éventualité de l’entrée en vigueur de nouvelles taxes pour compenser ce manque à gagner alimentait déjà les débats sur le sujet.