On ne s’était pas encore remis de l’affaire de plagiat dans laquelle s’est retrouvé Stellantis et son SUV Alfa Romeo Milano il y a quelques semaines, que le groupe automobile est à nouveau dans la merde. Au cœur de cette nouvelle polémique, un drapeau porté par deux modèles du groupe qui a conduit à la saisie de plus d’une centaine d’entre elles.
134 véhicules saisis à cause d’un drapeau
Il y a quelques semaines, Stellantis avait créé une énorme polémique autour de son SUV baptisé Alfa Romeo Milano. Un nom auquel le groupe automobile a dû renoncer après que le gouvernement italien a protesté, en raison de sa similitude avec un autre véhicule conçu en Pologne et portant le même nom. Il a alors dû abandonner le nom au mois d’avril dernier, seulement 5 jours après la présentation du véhicule.
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A peine sorti de cette polémique, le groupe automobile se retrouve à nouveau dans une affaire qui l’oppose aux autorités italiennes. 134 Fiat Topolino de Stellantis, dont 15 Topolino Dolcevita et 119 Topolino, ont fait l’objet d’une importante saisie dans le port de Livourne. L’information a été rapportée par le porte-parole de Stellantis Italia.
L’opération a été menée par l’Agence des Douanes et des Monopoles, en collaboration avec la Guardia di Finanza. Dans la plainte déposée par les deux institutions, elles reprochent aux véhicules de Stellantis de porter sur leur flan un autocollant représentant le drapeau tricolore italien.
Selon la police fiscale, cette inscription serait une russe de Stellantis pour faire croire que des véhicules avaient été fabriqués en Italie. C’est, en effet, au Maroc, dans l’usine de Kenitra qu’est fabriquée la Fiat Topolino. Le lot ayant fait l’objet de la saisie venait d’arriver au port de Livourne en Toscane pour être commercialisé en Italie.
Une affaire présentée au parquet de Livourne
La saisie a été ordonnée en conformité à la loi financière de 2004 qui indique que : “l’importation et l’exportation à des fins de commercialisation … de produits portant des indications fausses et trompeuses de provenance ou d’origine” est un délit condamné par l’article 517 du Code pénal.
A l’issue de la saisie, un rapport a été rédigé et transmis au parquet de Livourne. L’autorité judiciaire doit procéder à une évaluation des faits dénoncés par les militaires et les douaniers de la Guardia di Finanza pour accorder les validations nécessaires.
Pour l’heure, les véhicules saisis sont en dépôt judiciaire au port toscan, précisément au terminal Leonardo Da Vinci. Ils y seront gardés jusqu’à l’organisation d’une éventuelle mainlevée de saisie.
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Une décision incompréhensible selon Stellantis
Entre l’état italien et Stellantis, le torchon brûle depuis la saisie des 134 véhicules. Selon le groupe automobile, ce désaccord est infondé puisqu’il a toujours indiqué lors de la présentation des véhicules que le site de production de la nouvelle Fiat Topolino se situait au Maroc.
L’inscription du drapeau italien sur le flanc des véhicules n’était pour le groupe automobile qu’un moyen de rendre hommage aux origines de la marque Fiat et du constructeur. “Le seul but de l’autocollant était d’indiquer l’origine entrepreneuriale du produit”, se défend le porte-parole de Stellantis.
Il a également précisé que le Fiat Topolino doit son design actuel à un modèle historique d’un Fiat conçu depuis 1936. Il a été développé en Italie par une équipe du Centro Stile Fiat, qui n’est autre qu’une filiale de Stellantis Europe, une société relevant de la juridiction italienne.
“En tout état de cause, pour résoudre les problèmes éventuels, il a été décidé d’intervenir sur les véhicules en retirant les petits autocollants, sous réserve du feu vert des autorités”, a affirmé le porte-parole de Stellantis.