Alors que l’installation des radars sur certains axes est très mal accueillie par les usagers de la route, l’un d’eux vient une nouvelle fois de créer la polémique. Mis en service dans le département de l’Aisne à Froidmont à la fin du mois d’avril, il est accusé de prendre les conducteurs au piège à cause de son positionnement.
La colère gronde dans le rang des automobilistes
Le 30 avril dernier, un radar autonome a été installé sur la Nationale 2 sur un axe de Froidmont-Cohartille, dans la commune de l’Aisne. Ce qui crée la polémique, c’est justement le positionnement de l’équipement. Il effectue le contrôle de vitesse des véhicules dès leur entrée dans la commune, et ce, dans un seul sens de la circulation.
Malheureusement, il n’a été prévu aucun panneau pour signaler aux automobilistes que l’entrée dans la ville était conditionnée à une limitation de vitesse à 50 km/h. Depuis son installation, plusieurs d’entre eux se sont donc vus verbaliser pour excès de vitesse, mais ils ne comptent visiblement pas en rester là.
Un panneau de limitation invisible
Pour sa défense, la commune de l’Aisne a précisé qu’un panneau avait bel et bien été posé pour indiquer que la vitesse à l’entrée de la ville était limitée à 50 km/h. Cependant, le panneau en question a été posé à même le sol et avec son positionnement, il a très vite été recouvert d’une végétation dense qui l’a rendu complètement invisible pour les usagers de la route.
D’après la loi, les panneaux qui indiquent à quelle vitesse maximale il est autorisé de circuler doivent respecter certaines normes. Pour être homologués, ils doivent absolument être visibles de nuit comme de jour et pour cela, ils doivent être rétroréfléchissants, résistants à l’eau ainsi qu’aux UV et être équipés d’un couvre-champ pour rester durables et parfaitement rigides. Pour une utilisation en agglomération, la loi impose aussi que les panneaux aient un diamètre de 650 mm et 450 mm pour une utilisation en ville.
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Des PV qui seront contestés
En attendant que la commune règle le problème, les automobilistes qui ont reçu un PV pour avoir été flashés pour excès de vitesse entendent bien faire une contestation. On ne sait pas encore s’il s’agira d’un recours collectif ou individuel, mais une contestation serait totalement recevable.
Les automobilistes devront collecter les preuves pour soutenir leur action, notamment les données GPS de leur véhicule au moment des faits, une photo de l’état du panneau de signalisation devant indiquer la limitation de vitesse et si possible des témoignages d’autres victimes.
Ensuite, ces preuves seront jointes à une lettre qui détaille les raisons de cette contestation et mentionne les informations essentielles au dossier comme le numéro du procès-verbal, les coordonnées complètes du conducteur, une description détaillée des faits et des motifs de contestation ainsi que quelques références réglementaires et légales applicables.
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Le dossier devra enfin être envoyé à l’administration pour être traité. La réponse peut prendre plusieurs semaines et peut déboucher sur une audience au tribunal de police si la contestation est rejetée.
Des incidents dans d’autres communes de France
L’Aisne n’est pas la seule commune de France où des incidents avec un radar de vitesse font polémiques. Lundi, plusieurs automobilistes se sont plaints sur les réseaux sociaux d’avoir été flashés alors qu’ils roulaient en dessous de la vitesse maximale.
L’équipement mis en cause, un radar de chantier, se situe entre Venarey-les-Laumes et Montbard, sur l’axe de la départementale 905, dans le Montbardois. Pour une limitation de vitesse fixée à 90 km/h, il aurait flashé des véhicules roulant à 80 km/h.
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L’avocat spécialiste en droit automobile a rassuré les conducteurs que si le dysfonctionnement est avéré, les avis de contravention devraient être classés sans suite. Néanmoins, dans le cas où ils recevraient le PV dans leur boîte aux lettres, la contestation reste l’option la plus sûre.