© le cargo Explorer 1 de BYD, d’une longueur de 199,9 mètres, a débarqué en Europe
Devenus “persona non grata” aux États-Unis depuis peu, les constructeurs chinois renforcent leur politique de conquête du marché de l’automobile européen. Avec leur maîtrise des nouvelles technologies, mais surtout leurs coûts plus compétitifs que ceux des groupes européens, leur arrivée risque de redistribuer les cartes en matière de parts de marché.
Les conséquences de la campagne anti-chine de Biden
En pleine campagne pour un second mandat à la maison blanche, Biden semble vouloir agir là où les Européens avancent plutôt avec prudence. En une année, le président américain a multiplié par 4 les droits de douane sur les voitures chinoises importées vers les États-Unis, passant de 27 % à 102,5 %.
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Les conséquences sur les prix de vente des véhicules ne se sont pas fait attendre. Ils sont quasiment passés du simple au double, ce qui contribue à ralentir drastiquement l’arrivée des marques chinoises sur le marché américain.
Seule solution pour les constructeurs automobiles chinois, rediriger leur politique d’expansion vers l’Europe et le reste du monde. Sur le terrain, les données révèlent une certaine disparité. Alors que certains n’ont reçu que l’autorisation de vendre, rares sont celles qui ont l’autorisation à la fois de produire et de vendre.
De manière générale, le marché est principalement pris d’assaut par des marques de voitures électriques ou hybrides, conformément aux dispositions réglementaires européennes qui encouragent la transition écologique en vue de l’interdiction des voitures à moteur thermique d’ici 2035. Alors que certains sont déjà bien établis, d’autres entament leur incursion européenne.
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BYD semble réussir son implantation
BYD s’impose clairement comme le constructeur chinois le mieux implanté en Europe à ce jour. Il faut dire qu’il est arrivé avec une stratégie très agressive, un engagement assumé par la présidente de BYD, Stella Li.
Son succès en Europe, en l’occurrence en Suède a été l’un des plus retentissants avec son modèle électrique le plus vendu, la BYD ATTO 3. Pour 2024, c’est la BYD DOLPHIN qui s’est particulièrement illustrée au point d’être élu “Meilleure voiture à acheter en Europe en 2024”.
Pour répondre aux besoins des consommateurs européens, BYD entame aussi une diversification vers l’hybridation de sa flotte avec des véhicules offrant jusqu’à 200 km d’autonomie.
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Le constructeur chinois envisage déjà de construire sa première usine européenne sur le Vieux continent. Au nombre des pays en lice pour ce projet, il y a la Hongrie, la Pologne, l’Espagne et l’Allemagne.
La France est particulièrement ciblée à cause du dynamisme du marché de l’électrique, un marché dominé par une certaine Tesla Modèl 3 ou une Renault Megane E-Tech. Pour les concurrencer, le constructeur chinois veut positionner respectivement BYD SEAL, la berline familiale et BYD DOLPHIN, sa compacte électrique.
Leafmotors dans les pas de BYD
Pour ses premiers pas en Europe, Leafmotors s’est associé à Stellantis. Selon le calendrier des activités publié par les deux constructeurs, le déploiement de cette jeune marque chinoise devrait démarrer en septembre 2024 et devrait être effectif d’ici la fin d’année.
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Au programme, il est prévu un déploiement des modèles de la marque à travers un réseau de 200 concessionnaires dans 9 pays européens, à savoir : l’Allemagne, les Pays-Bas, la Roumanie, la Belgique, l’Italie, la France, l’Espagne, la Grèce et le Portugal.
Le plan implique la production de 6 véhicules qui seront distribués à travers le réseau, avec pour ambition d’atteindre au total de 500 points de vente d’ici 2026, avec le déploiement dans d’autres régions du monde comme l’Afrique, le Moyen-Orient, l’Asie Pacifique et l’Inde.
Nio, une incursion réussie en Europe du Nord
C’est en Europe du Nord que la marque Nio a réussi son incursion depuis 2023. Ce constructeur chinois, qui joue principalement sur le terrain de la voiture électrique, est déjà implanté dans 5 pays : Allemagne, Suède, Pays-Bas, Norvège et Danemark. Ce qui lui a permis de se distinguer, c’est son offre d’échange de batterie, dont il a lancé le déploiement.