Des clients propriétaires de C3 et de DS3 pourraient envisager d’engager une action collective contre Stellantis en raison de l’affaire des airbags défectueux. Cette situation fait suite au rappel massif de centaines de voitures au milieu du mois de mai. Pour calmer les ardeurs, le groupe a pris la décision de déployer des véhicules de remplacement pour contenter ses clients lésés.
Un incendie à éteindre
Les nouvelles ne sont pas bonnes pour Stellantis. Le groupe automobile qui regroupe actuellement 14 marques, dont Citroën et DS, doit faire face à un nouveau scandale qu’il tente de calmer depuis plusieurs semaines.
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Il vient d’annoncer vouloir déployer 60 000 véhicules de remplacement, dont 25 000 sont destinés à la France. Cette mesure faisait partie des garanties proposées par le constructeur lors dudit rappel, à l’intention des propriétaires dont la maintenance des voitures nécessiterait une longue période d’immobilisation.
Le rappel a concerné 600 000 véhicules répartis dans une vingtaine de pays du Moyen-Orient, de l’Europe du Sud et de l’Afrique du Nord. La France, à elle seule, concentre un quart des voitures défectueuses, soit 250 000 environ qui doivent être prises en charge au sud d’une ligne Lyon/Clermont-Ferrand.
Une requête de groupe en perspective
Il y a quelques jours, Citroën avait envoyé un message par courrier à une liste de clients, propriétaires de DS3 et de Citroën C3 produits entre 2009 et 2019 pour leur demander d’arrêter immédiatement de conduire leurs véhicules.
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Un rappel massif avait alors été ordonné pour cause d’airbags défectueux impliqués dans de nombreux cas de blessures graves, mortelles pour certaines. Lorsqu’ils étaient soumis à un fort taux d’humidité ou en temps de fortes chaleurs, les airbags explosaient de façon plus violente, avec des projections d’éclats de métal.
Takata, l’entreprise japonaise qui a fourni le matériel défectueux, avait déposé le bilan à la suite de la révélation des cas d’accidents en 2017. Les premiers cas d’explosions ont été révélés en 2014 et depuis, les rappels de grande ampleur se sont succédés en Asie, comme aux États-Unis et en Europe. Les statistiques révélées par l’Agence américaine de la sécurité routière (NHTSA) indiquent que ces accidents avaient causé 400 blessés graves et jusqu’à 27 décès.
Face à l’ampleur des incidents, une action collective au civil est sur le point d’être lancée en France. La nouvelle a été annoncée par Le Parisien jeudi matin grâce à la publication d’une enquête, avant de s’étendre sur les réseaux sociaux. À l’origine de cette action en justice, plusieurs dizaines de conducteurs mécontents des dangers auxquels ils ont été exposés durant des années. À terme, ils souhaiteraient obtenir des indemnités de la part de Stellantis.
Stellantis veut calmer le jeu
Conscient de la menace qui plane, Stellantis avait déclaré à la mi-mai lors de l’annonce du rappel être conscient des difficultés auxquelles les clients font face au vu de la situation. Il a aussi tenu à s’excuser pour le temps d’attente relativement long pour le déploiement des véhicules de remplacement promis. Le groupe serait en train d’œuvrer activement pour que tous ces problèmes soient résolus le plus vite possible.
C’est ce que dit en substance le communiqué de presse publié par Stellantis jeudi. On peut également y lire que “cette étape initiale de la campagne suscite des préoccupations et de la frustration chez certains clients, même avec toute la planification et la préparation, dans lesquelles les autorités, les fournisseurs, les réseaux de concessionnaires et d’autres parties prenantes clés étaient activement impliqués, ainsi que le travail diligent et les meilleurs efforts de l’entreprise”.
Malheureusement, selon les chiffres annoncés pour les voitures de remplacement, seulement 10 % des clients concernés pourront en profiter, soit 25 000 sur les 250 000 en cause.