Les cas d’arnaques et de fraude par le biais d’usurpation d’identité ne cessent de croitre en France. Les arnaqueurs emploient des techniques de mieux en mieux élaborées pour tromper leurs victimes et visent généralement les personnes les plus vulnérables, à l’instar des personnes âgées. Pour mettre un terme à ce fléau, le gouvernement, les banques et les opérateurs téléphoniques viennent de lancer une campagne de sensibilisation.
Le but de cette démarche, qui a pour mot d’ordre : « Ne donnez jamais vos données », est d’aider les citoyens à identifier les tentatives d’arnaques pour leur éviter de tomber dans le piège de ces malfrats. La directrice générale de la Fédération bancaire française, Maya Atig, récemment invitée sur le plateau de Franceinfo, avait annoncé un montant de 1,2 milliard d’euros pour les arnaques aux moyens de paiement en 2022.
Les banques subissent, elles aussi, l’impact de ces escroqueries, se retrouvant dans l’obligation de rembourser les clients lésés. En effet, les organismes bancaires sont souvent tenus responsables de ces fraudes et doivent alors prouver la négligence de leurs clients pour se disculper.
C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les banquiers ont pris part à cette campagne de sensibilisation. Le message fondamental que tient à faire passer le gouvernement, les banques et les opérateurs téléphoniques à travers cette démarche, est qu’aucun organisme ne réclame jamais les identifiants bancaires de ses clients par téléphone. Par conséquent, en cas de réception d’un appel ou d’un SMS qui invite à envoyer son numéro de carte de crédit par sms, il est recommandé de l’ignorer et de le signaler aux autorités compétentes.
Comment se prémunir contre ces arnaques ?
Parmi les fraudes les plus répandus actuellement, l’arnaque au faux conseiller bancaire, qui prend de l’ampleur à travers l’hexagone. Elle consiste à usurper l’identité d’un agent d’une banque connu, dans le but de voler les coordonnées bancaires des victimes et de vider leurs comptes.
Les malfaiteurs ont plusieurs modes opératoires. Ils peuvent, par exemple, contacter la victime par téléphone et tenter de la convaincre de vive voix, en employant des termes techniques pour éviter d’éveiller ses soupçons. Ou, dans les cas les plus fréquents, ils envoient un message frauduleux, contenant un lien malveillant qui redirigera la victime vers un formulaire, mis en place pour lui voler ses identifiants bancaires.
Dans la plupart des cas, ces fraudes sont difficiles à reconnaitre, car les arnaqueurs imitent parfaitement bien le logo des institutions bancaires. Par conséquent, le meilleur moyen d’éviter de tomber dans le piège est de ne jamais donner suite à des paiements réclamés par mail ou par message et surtout, de ne jamais communiquer ses coordonnées bancaires.
