Lors d’une réunion avec des investisseurs à Auburn Hills, Michigan, Carlos Tavares, PDG de Stellantis, a promis de reverser 7,7 milliards de dividendes, soit entre 25 et 30% du bénéfice du groupe. Un bénéfice qu’il annonce également encore meilleur que l’an passé. Comment compte-t-il atteindre cet objectif malgré des ventes en baisse aux États-Unis et en Europe ?
Stellantis vise General Motors ?
Selon une note de la banque d’affaires Oddo, Stellantis pourrait envisager de racheter General Motors (GM). Pourquoi GM ? D’abord, malgré des bénéfices inférieurs à ceux de Stellantis, GM domine le marché américain avec des marques telles que Cadillac, GMC, Chevrolet et Buick. Ensuite, GM n’a qu’une présence limitée en Europe, un marché où Stellantis est bien implanté.
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En 2024, le Ram 1500 de GM était le deuxième véhicule le plus vendu aux États-Unis, derrière le pick-up Ford F150. Une telle fusion pourrait renforcer la position de Stellantis sur le marché américain, mais elle pourrait aussi être bloquée par le comité anti-trust du Congrès américain.
Pourquoi pas Ford ?
Ford, avec son F150, est le leader incontesté des ventes de pick-up aux États-Unis. En 2023, Ford a réalisé plus de 7 milliards de bénéfices avant impôts, mais sa transition vers l’électrique lui a coûté près de 4 milliards de dollars. De plus, Ford est en difficulté en Europe avec des modèles concurrents directs des marques de Stellantis.
Malgré ces défis, Ford pourrait être une cible attrayante pour Stellantis. Cependant, quelle que soit la stratégie de Carlos Tavares, il rappelle souvent qu’il ne restera à terme que cinq grands groupes automobiles dans le monde, et il compte bien faire partie de ce club exclusif.
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Les implications d’une telle acquisition
Une acquisition de cette envergure transformerait le paysage automobile mondial. En rachetant GM ou Ford, Stellantis pourrait renforcer sa présence aux États-Unis et diversifier son portefeuille de marques. Cependant, les obstacles réglementaires et la concurrence féroce restent des défis majeurs.
En attendant, les spéculations continuent et les investisseurs suivent de près les mouvements stratégiques de Stellantis.