
Le déficit commercial de la France a atteint 6,9 milliards d’euros en mars 2026, marquant une augmentation de 1,4 milliard par rapport au mois précédent, selon les chiffres fournis par les douanes.
Ce déficit commercial est principalement lié à la hausse des prix énergétiques, résultant notamment des tensions géopolitiques au Moyen-Orient. Les importations de biens ont atteint 59,3 milliards d’euros en mars, en hausse de 1,8 milliard d’euros par rapport au mois précédent. Cette augmentation est en grande partie expliquée par la hausse des approvisionnements en produits énergétiques, qui ont connu une hausse de 1,6 milliard d’euros.
L’impact de la guerre en Ukraine se fait sentir dans cette dynamique, avec une forte hausse des importations de pétrole brut, notamment en provenance du Kazakhstan, qui est devenu le troisième fournisseur de pétrole brut de la France, derrière les États-Unis et le Nigéria. En 2025, la France a importé 5,57 millions de tonnes de pétrole kazakh, en hausse de 5,8 % par rapport à l’année précédente. Ce changement s’inscrit dans une réorganisation des approvisionnements énergétiques européens, suite à l’embargo sur le pétrole russe.
Bien que les exportations aient légèrement progressé, le déficit commercial se creuse
En revanche, les exportations ont progressé de manière plus modérée, atteignant 52,5 milliards d’euros en mars, soit une augmentation de 500 millions par rapport au mois de février. Cependant, plusieurs secteurs ont connu une détérioration du solde commercial, notamment celui des matériels de transport, en raison de la baisse des livraisons d’Airbus, qui n’a livré que 114 avions pendant la période.
Au cours du premier trimestre 2026, le solde commercial de la France a enregistré une dégradation de 2,8 milliards d’euros par rapport au quatrième trimestre 2025, atteignant un déficit de 14,1 milliards d’euros. Cette évolution négative est en partie due à la hausse des importations d’énergie. Le solde des transactions courantes, qui inclut la balance des biens, des services et des revenus, s’est établi à -1,2 milliard d’euros en mars, une amélioration par rapport à février (-1,5 milliard d’euros).
Sur une période de 12 mois, de mars 2025 à mars 2026, le déficit commercial cumulée de la France a atteint 62,3 milliards d’euros, soit une dégradation de 1,4 milliard par rapport à la période précédente. Il s’agit de la première dégradation du solde sur 12 mois depuis juillet 2025. Le solde des biens hors énergie a connu une réduction de son déficit, mais la facture énergétique a significativement contribué à l’aggravation de la balance commerciale.
Ainsi, bien que les exportations aient légèrement progressé, le commerce extérieur français a été fortement impacté par l’augmentation des importations énergétiques, notamment du pétrole en provenance du Kazakhstan, et la baisse des exportations aéronautiques.