Ce que l’AFP a récemment découvert est incroyable mais vrai ! Imaginez recevoir un avis de contravention sans que cela n’impacte le solde de points sur votre permis de conduire. C’est ce qui se produit actuellement pour de nombreux automobilistes français, suite à une défaillance informatique au sein de l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) à Rennes.
Une « complication informatique » dixit la Sécurité routière a « retardé le traitement d’infractions ». Ce bug, qui ne modifie pas les amendes imposées, loin de déplaire aux automobilistes sanctionnés, pose cependant un casse-tête majeur pour les autorités, l’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (ANTAI) ainsi que les centres de récupération de points qui déplorent un manque à gagner énorme.
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Une faille informatique sans précédent
La défaillance a été identifiée en novembre 2023 et ne résulte pas d’une attaque cybernétique, mais plutôt d’une erreur suite à la modification du logiciel de gestion du permis à points. C’est à la suite de l’abolition des retraits de points pour les excès de vitesse inférieurs à 5 km/h, que cette mise à jour a eu lieu et a tout « détraqué ». Actuellement, certaines infractions captées par les radars automatiques n’entraînent plus de retrait de points, bien que les contraventions émises directement par les forces de l’ordre continuent d’appliquer les sanctions habituelles.
Le bug concerne essentiellement les infractions où plusieurs points devraient être retirés, comme les excès de vitesse supérieurs à 20 km/h ou le non-respect des feux rouges. Curieusement, les infractions plus légères détectées par radar automatique sont les plus touchées, tandis que celles observées par les forces de l’ordre restent sanctionnées normalement. Cette situation crée une disparité inattendue dans le traitement des contraventions à travers le pays.
Quel avenir pour ces « cadeaux » de l’Etat ?
La direction de la Sécurité routière travaille sur une correction, mais sans date précise de résolution. L’aspect le plus intrigant de ce bug est qu’il n’existe aucun délai légal pour que l’administration régularise la situation. Selon les textes de loi, les automobilistes non informés d’un retrait de points lors de la réception de la contravention pourraient contester efficacement une perte de points ultérieure, s’appuyant sur l’information initialement donnée par l’administration.
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Un impact considérable sur le secteur du permis à points
Pour les centres dédiés à la récupération de points sur les permis de conduire, la situation est très critique d’après Joël Latoureau, président du SNPAP (Syndicat national des professionnels du permis à points). Ce bug a engendré une diminution d’activité de 35% dans ces centres, selon les observations de Latoureau, confirmant ainsi les craintes des professionnels du secteur.
La situation des centres de récupération de points est encore plus difficile suite à l’abrogation du retrait de points pour les excès de vitesse de moins de 5 km/h initiée au premier janvier. L’addition de ce changement de politique et du problème informatique pèse lourdement sur le fonctionnement habituel des centres, avec une perte estimée à environ 8 millions d’euros.
La Sécurité routière indique être à pied d’œuvre pour une résolution rapide de ce problème. Ce scénario crée une période d’incertitude tant pour les professionnels que pour les automobilistes, qui pourraient voir cette fenêtre d’opportunité se fermer prochainement.