Facebook Twitter Instagram
    Abstract La Source
    • econostrum
    • mobeez
    • techno-car
    Abstract La Source

    ArcelorMittal envisage de nouvelles délocalisations vers l’Inde

    Jean-Philippe MarconBy Jean-Philippe Marcon30/01/2026

    Le groupe sidérurgique ArcelorMittal Europe a annoncé, le 29 janvier, l’étude d’un nouveau projet de délocalisation de ses fonctions support vers l’Inde, une initiative qui pourrait avoir un impact considérable sur des milliers d’emplois dans plusieurs pays européens, dont la France.

    Ce plan ne concerne pas les métiers de production d’acier, mais bien des postes tertiaires essentiels au fonctionnement de l’entreprise, comme l’informatique, la logistique, la maintenance, les services administratifs et les prestataires associés. Lors d’un conseil d’entreprise européen extraordinaire organisé à distance, la direction a présenté une phase d’analyse visant à élargir la transformation de ces fonctions actuellement dispersées sur de nombreux sites européens, pour les centraliser dans des centres spécialisés.

    Selon le comité d’entreprise européen (CEE), ce projet pourrait impacter potentiellement plus de 5 600 salariés dans 20 pays européens, dont 1 650 en France. Toutefois, comme l’a rappelé Jean-Luc Ruffin, « il n’y aura pas obligatoirement 1 650 suppressions d’emplois en France ». Ce chiffre correspond au périmètre étudié, mais toutes les positions pourraient ne pas être effectivement supprimées si des reclassements ou d’autres solutions sont trouvés.

    Ce scénario n’est pas totalement inédit : une première vague de délocalisations avait été lancée au printemps précédent, portant sur un périmètre d’un peu plus de 4 000 emplois, et elle avait déjà entraîné environ 1 400 suppressions de postes effectivement délocalisés vers des centres en dehors d’Europe.

    Pour la direction du groupe, l’objectif est de « optimiser et standardiser les activités actuellement dispersées sur de nombreux sites en Europe », en créant notamment un centre de services partagés en Inde et en élargissant un centre d’excellence en Pologne, ce qui permettrait, selon elle, de renforcer la compétitivité du groupe face à la concurrence mondiale. ArcelorMittal a même indiqué que près de 900 salariés avaient déjà été embauchés en Inde pour occuper ces fonctions, ce qui illustre la volonté d’accélérer ce type de transformation.

    Sommaire

    Toggle
    • « Nouvelle attaque frontale contre les travailleurs européens »
    • ArcelorMittal a déjà supprimé 608 postes en France   

    « Nouvelle attaque frontale contre les travailleurs européens »

    Cette perspective de délocalisation massive suscite de fortes réactions du côté des représentants des salariés et des syndicats. Le Comité d’entreprise européen a qualifié cette initiative de « nouvelle attaque frontale contre les travailleurs européens, sans bilan, sans évaluation et sans considération pour les conséquences humaines, sociales et industrielles », dénonçant une décision qui serait prise « sans considération pour les conséquences humaines, sociales et industrielles ».

    Les syndicats estiment qu’une telle décision doit être précédée d’une évaluation complète des impacts sociaux et économiques des mesures déjà engagées avant d’envisager une extension du plan. En Belgique, par exemple, des représentants syndicaux ont averti que jusqu’à 190 emplois pourraient être menacés, illustrant l’inquiétude au‑delà des frontières françaises.

    ArcelorMittal a déjà supprimé 608 postes en France   

    En France, ArcelorMittal avait déjà mené des suppressions d’emplois l’année précédente, avec la disparition de 608 postes dans le nord du pays, une part liée à des reclassements internes ou à des départs anticipés, mais qui avait déjà fragilisé certaines équipes. Ces mouvements s’inscrivent dans un contexte industriel plus large où la sidérurgie européenne fait face à des défis de compétitivité, de surcapacité mondiale et de pression tarifaire sur les importations d’acier.

    Pour les salariés d’ArcelorMittal concernés, l’enjeu est majeur. Il est question de leur avenir professionnel mais aussi de la préservation d’activités industrielles essentielles dans leurs régions. Les discussions entre la direction, les syndicats et éventuellement les autorités publiques devraient être déterminantes dans les semaines à venir pour définir l’ampleur réelle des mesures et leurs conséquences

    Ce patron de « PME » soutien du CAC 40 se décompose quand je lui dis qu’ArcelorMittal et Renault ont supprimé 2000 emplois en touchant 300 millions d’aides publiques en 2025 !

    200 milliards ont été versés en dividendes et des gens se demandent si leur mari vivra jusqu’à 70 ans. pic.twitter.com/bXtgus74fM

    — Alma Dufour (@alma_dufour) January 23, 2026

    Avatar
    Jean-Philippe Marcon

    Picard depuis mon enfance, à l’issue de mes études de journalisme j'ai décidé de communiquer autour du beau département de l'Aisne sur Axonais.

    Articles récents
    • un malus pouvant atteindre 10 euros par article arrive
    • la canicule s’intensifie en France, 26 départements placés en alerte orange
    • baisse importante des prix ce jeudi 18 juin
    • la SNCF annule des dizaines de trains à cause de la canicule
    • 1 million de foyers éligibles ne le recevront pas sans cette démarche avant le 31 décembre
    • des orages violents arrivent sur ces régions
    • dès le 1er septembre, les téléphones portables seront interdits dans les lycées
    • Voici les supermarchés les moins chers de France (UFC-Que Choisir)
    • Fin du ticket de métro à Paris ? Un nouveau moyen de paiement arrive avec un surcoût qui fait déjà débat
    • El Niño pourrait faire de 2027 l’une des années les plus chaudes jamais enregistrées
    Facebook Twitter Instagram Pinterest
    © 2026 Abstract | Mentions Légales | Contactez nous | Notre équipe

    Type above and press Enter to search. Press Esc to cancel.