Cet étudiant construit un réacteur à fusion dans sa chambre avec 2 000 € et une IA
Dans un coin de sa chambre transformée en laboratoire, Hudhayfa Nazoordeen, étudiant en mathématiques à l’Université de Waterloo, a accompli ce que bien des laboratoires financés par des milliardaires tentent de réaliser : il a assemblé un réacteur à fusion. Avec un budget de seulement 2 000 € et l’aide de l’intelligence artificielle Claude, Nazoordeen a créé un dispositif capable de produire du plasma, la clé de la fusion nucléaire.
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Début du projet : l’assemblage du réacteur
Le projet a débuté par la commande de pièces standard sur internet. Nazoordeen a passé la première semaine à rechercher et à comprendre tous les composants nécessaires, provenant de fournisseurs tels que McMaster-Carr. La semaine suivante, il s’est attelé à l’assemblage de la chambre principale et du circuit redresseur.

Le cœur de la fusion : création de plasma dans une chambre de fortune
À la troisième semaine, tout était installé dans sa chambre. L’étudiant a commencé à intégrer un transformateur de néon de 12 kV pour alimenter le système. La production de plasma a commencé peu après, marquant un pas significatif vers la fusion nucléaire à domicile.

Surmonter les défis : le système de vide
Le véritable défi est survenu lors de l’installation du système de vide. Nazoordeen a dû localiser et sceller plusieurs petites fuites pour atteindre un vide de 25 millionièmes d’atmosphère, essentiel pour permettre la fusion des noyaux atomiques. Il a utilisé un transducteur MKS-901p pour surveiller et contrôler le vide en continu.
L’IA comme outil de soutien : Claude à la rescousse
Sans expérience en matériel, l’étudiant a tiré parti de l’intelligence artificielle Claude 3.5 d’Anthropic pour surmonter les obstacles techniques. En nourrissant Claude de toutes ses fiches techniques, l’IA a fourni un soutien indispensable au développement du réacteur.
Perspectives et avenir du projet
Bien que le fusor maison n’ait pas atteint le stade de la fusion émettant des neutrons, Nazoordeen envisage des améliorations pour son “fusor complet”, en attente de financement. Ce projet ambitieux pourrait nécessiter une ingénierie plus poussée et peut-être une évolution vers des concepts de réacteur plus avancés.
Impact et réactions de la communauté
Le travail de Nazoordeen s’inscrit dans la foulée d’autres projets similaires et a été salué par la communauté scientifique, y compris par Olivia Li, une ingénieure de l’Université de Toronto, qui a construit son propre réacteur à fusion. Elle a félicité Nazoordeen pour son initiative et son exécution réussie, soulignant l’inspiration qu’il représente pour d’autres passionnés.
Un pas vers la démocratisation de la fusion
L’initiative de Nazoordeen démontre que l’innovation en matière de fusion nucléaire peut aussi venir de projets individuels et créatifs, non seulement des grands laboratoires. Son approche fait espérer une future démocratisation de cette technologie énergétique prometteuse.
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Cet article explore le parcours innovant de Hudhayfa Nazoordeen dans la construction d’un réacteur à fusion nucléaire à domicile, mettant en lumière les défis, les réussites et le potentiel de démocratisation de la technologie de fusion. À travers des détails techniques et des réactions de la communauté, il trace un portrait vivant de l’impact de tels projets sur l’avenir de l’énergie.
Source : BGR