
Selon le modèle européen, la France pourrait connaître à partir de jeudi prochain un blocage anticyclonique durable qui impactera la météo. Cette prévision rejoint celle du modèle américain, augmentant la probabilité d’un temps stable et ensoleillé sur une grande partie du pays.
Les prévisions indiquent que ce blocage pourrait durer jusqu’au 16 juin au moins, selon la configuration des hautes pressions. Jusqu’à dimanche, la France reste sous un régime NAO+ (Oscillation Nord-Atlantique positive). La NAO correspond à la différence de pression entre les Açores et l’Islande. En régime NAO+, les hautes pressions aux Açores et les dépressions islandaises renforcent un flux d’ouest dynamique, entraînant des perturbations et des averses, notamment sur le Nord-Ouest. Le Sud-Est et la moitié Sud du pays sont moins touchés, en raison de la proximité des hautes pressions.
Entre lundi et jeudi, les hautes pressions présentes sur l’Atlantique vont progressivement tenter de se connecter avec celles d’Europe centrale. Cette jonction crée une période de transition, pendant laquelle le temps sera variable, en particulier sur le quart Nord-Ouest, proche des conditions dépressionnaires. Une fois cette connexion établie jeudi ou vendredi, un blocage anticyclonique pourrait se mettre en place sur le territoire, similaire à celui observé fin mai, avec un dôme de hautes pressions dominant le pays.
Conséquences de ce phénomène météorologique pour les températures et le temps
Si le blocage se confirme, les prévisions à 10 jours indiquent l’arrivée d’une masse d’air très chaud sur la moitié Sud dès le samedi 13 juin. La météo sur le pays pourrait se caractériser par un temps sec et ensoleillé, avec des températures supérieures aux normales de saison. La moitié Nord pourrait atteindre 25°C, tandis que la moitié Sud pourrait approcher 30°C.
Cette configuration prolongée pourrait entraîner un renforcement de la chaleur, avec des pointes dépassant 30°C le week-end suivant. Le risque de vague de chaleur existe, mais son intensité exacte reste incertaine à ce stade. Les conditions dépendront de l’évolution des hautes pressions, de l’afflux d’air chaud et de l’activité dépressionnaire dans l’Atlantique.
Le rapprochement des modèles européen et américain renforce la probabilité d’un blocage durable. Si cette situation se confirme, elle installerait un temps sec et très estival, marquant un début d’été 2026 avec des conditions plus chaudes et stables que la normale. Les météorologues rappellent que ces projections restent soumises à évolution en fonction des flux atmosphériques internationaux et des interactions entre les systèmes de hautes et basses pressions.