
Les contrôles sur les pratiques commerciales trompeuses se multiplient. La Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), a mis en cause quatre enseignes de grande distribution pour des manquements liés à l’information sur l’origine des fruits et légumes. Aldi, Carrefour, E.Leclerc et Lidl sont concernés par cette procédure.
Les faits relevés portent sur des pratiques observées entre juin 2024 et juin 2025, dans le cadre d’une opération de contrôle menée par la DGCCRF. L’administration indique que les informations fournies aux consommateurs, notamment dans les catalogues promotionnels papier et en ligne, ne respectaient pas les exigences en matière de lisibilité et de clarté.
Les enseignes sont accusées d’avoir recours à des présentations susceptibles de créer une « confusion quant à l’origine des fruits et légumes réellement disponibles en magasin ». Dans plusieurs cas, les catalogues mentionnaient plusieurs origines possibles pour un même produit, sans indication précise de celle effectivement proposée à la vente.
Des mentions jugées insuffisamment lisibles assimilées à des pratiques commerciales trompeuses
Les contrôles ont également mis en évidence des modalités d’affichage jugées non conformes. L’origine des produits était parfois indiquée en bas de page ou sur une autre page que celle présentant le produit ce qui peut être des pratiques commerciales trompeuses. Dans certains cas, la taille des caractères utilisés pour cette information était inférieure à celle du prix, ce qui rendait sa lecture moins accessible.
La DGCCRF rappelle que le consommateur « doit avoir accès à une information claire, visible et loyale ». Elle précise également que l’origine doit être « inscrite à l’aide de caractères d’une taille suffisante et sans renvoi vers un pied de page ou une autre page ».
Un cas spécifique concerne le groupe Carrefour, acteur de la grande distribution disposant d’une part importante du marché en France. L’enseigne s’est vu reprocher l’affichage de prix promotionnels différents de ceux pratiqués en magasin pour certains produits. En réponse, le groupe a indiqué : « Les faits qui nous sont reprochés datent de l’an passé. La majorité des mesures correctives ont déjà été mises en place notamment sur l’affichage de l’origine des produits. ». Elle nie ainsi avoir recours à des pratiques commerciales trompeuses.
Aucune sanction financière n’a été prononcée à ce stade. Aldi, Carrefour et E.Leclerc disposent d’un délai de six mois pour se conformer aux règles en vigueur. Aucun délai précis n’a été mentionné pour Lidl. Ces contrôles s’inscrivent dans un contexte de vigilance accrue sur l’origine des produits alimentaires. En 2024, les pouvoirs publics avaient annoncé un renforcement des contrôles afin de vérifier la conformité des informations fournies aux consommateurs, notamment sur la provenance des produits agricoles proposés à la vente.