
Face à l’inflation alimentaire, de nouvelles habitudes de consommation émergent. Parmi elles, le « backwards shopping », ou « faire ses courses à l’envers », gagne en popularité. Cette méthode, venue du Royaume-Uni, repose sur une idée simple : consommer d’abord ce que l’on a déjà chez soi avant d’acheter.
Contrairement à l’approche classique qui consiste à planifier ses repas puis faire ses courses, le « backwards shopping » inverse la logique. Il s’agit d’abord de faire l’inventaire de ses placards, de son réfrigérateur et de son congélateur. Ensuite seulement, les repas sont construits à partir de ces produits, et la liste de courses est ajustée au strict nécessaire.
Ce changement de méthode répond à un problème bien identifié. En France, les habitudes de consommation conduisent souvent à acheter en double ou à oublier certains produits. Résultat : une partie des aliments finit à la poubelle. Or, selon les données officielles, chaque Français jette en moyenne 61 kg de déchets alimentaires par an, dont une partie encore consommable.
Dans un contexte où les prix alimentaires restent élevés, cette pratique apparaît comme une réponse concrète pour reprendre le contrôle de son budget.
Moins de gaspillage, jusqu’à plusieurs centaines d’euros économisés sur ses courses
Comme le résume BFM/RMC, l’intérêt du « backwards shopping » est double : réduire le gaspillage et faire des économies. En utilisant en priorité les produits déjà achetés, cette méthode limite les pertes et évite les achats inutiles. Le gaspillage alimentaire représente en effet un coût non négligeable. En moyenne, il équivaut à environ 100 euros perdus par an et par personne en France.
Mais certaines estimations liées à cette méthode vont encore plus loin. Selon plusieurs témoignages et experts cités dans les médias, adopter le « backwards shopping » permettrait d’économiser jusqu’à 700 euros par an sur le budget courses.
Ce gain s’explique par plusieurs facteurs. D’abord, la réduction des achats impulsifs : en partant de ce que l’on possède déjà, on évite d’acheter des produits inutiles. Ensuite, une meilleure gestion des dates de péremption permet de consommer les aliments avant qu’ils ne soient jetés. Enfin, cette méthode pousse à cuisiner davantage avec des restes, ce qui limite les dépenses supplémentaires.
Au-delà de l’aspect financier, le « backwards shopping » s’inscrit aussi dans une logique plus globale de consommation responsable. En France, le gaspillage alimentaire représente plusieurs millions de tonnes de déchets chaque année, dont une part importante encore consommable. En résumé, cette méthode ne repose pas sur une contrainte, mais sur un simple changement de logique. En commençant par ce que l’on a déjà, elle permet à la fois de mieux consommer, de moins jeter et de dépenser moins.