Ce lundi, de nombreux agriculteurs en colère sont descendus dans les rues de France pour se faire entendre. Pour attirer l’attention du gouvernement, de multiples actions sont organisés au niveau national, des manifestations qui pourraient d’ailleurs se prolonger.
Depuis ce lundi matin, la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA) et son allié Jeunes agriculteurs (JA) ont relancé le mouvement des agriculteurs en colère. Dans le détail, les raisons à cause desquelles les agriculteurs sont de nouveau dans les rues sont multiples. Lors de leurs différentes actions, les agriculteurs veulent d’abord afficher leur opposition à l’accord avec le Mercosur.
Pour rappel, si cet accord est signé par la Commission européenne, cela va notamment permettre aux pays latino-américains d’augmenter leurs importations en matière de viande de bœuf et de poulet, mais aussi de sucre, et ce, sans être soumis à des droits de douane dans le vieux continent. « En maïs, 70 molécules interdites en France sont autorisées au Brésil et pourtant les vraquiers déverseront la marchandise dans les ports européens », ont expliqué les adhérant de la FNSEA Bas-Rhin.
L’accord avec le Mercosur n’est pas la seule source de colère des agriculteurs, l’évolution très faible de leurs revenus est également au cœur des revendications. Malgré les mesures annoncées par le gouvernement depuis le mis de janvier, la Confédération paysanne assure que « les causes profondes de la crise n’ont pas été traitées. Après ces annonces, il ne s’est rien passé de manière structurelle ». De plus, les agriculteurs pointent aussi du doigt les normes qu’ils jugent d’excessives.
La mobilisation des agriculteurs pourrait se poursuivre jusqu’à la fin décembre
« La simplification ne coûte rien, mais demande du courage politique », explique la FNSEA. « Depuis les promesses de janvier, il y a eu la crise sanitaire, avec des maladies comme la fièvre catarrhale, et des conditions climatiques catastrophiques », ajoute la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles. Depuis ce lundi matin, des actions de protestations ont donc lieu aux quatre coins du pays. Après la région parisienne, la Picardie ou l’Alsace, environ 80 départements devraient être concernés par la grève.
Mardi 19 novembre, des actions de protestations sont également prévues au niveau de tout le territoire, comme le montre cette carte communiquée par nos confrères de Ouest-France. En plus des ronds-points et des boulevards européens, les agriculteurs se feront également entendre devant les préfectures. Sur les routes aussi, des perturbations sont à prévoir. D’après la FNSEA, si les revendications des agriculteurs ne sont pas entendues, les actions de protestations pourraient s’étendre jusqu’à la fin du mois de décembre.
