
Le président des États-Unis Donald Trump a annoncé, vendredi 1er mai 2026, une hausse des droits de douane sur les véhicules importés depuis l’Union européenne, avec une entrée en vigueur prévue la semaine suivante.
Dans un message publié sur le réseau Truth Social, Donald Trump, président des États-Unis, déclare : « Compte tenu du fait que l’Union européenne ne respecte pas l’accord commercial que nous avons pleinement conclu, j’augmenterai la semaine prochaine les droits de douane imposés à l’Union européenne sur les voitures et les camions entrant aux Etats-Unis. Ces droits de douane passeront à 25 % ». Il précise également : « Il est clairement entendu et convenu que, s’ils produisent des voitures et des camions dans des usines situées aux Etats-Unis, AUCUN DROIT DE DOUANE ne sera appliqué ».
Cette annonce intervient après un accord conclu à l’été 2025 entre l’Union européenne et les États-Unis, qui fixait les droits de douane à 15 % sur les voitures et les pièces détachées européennes. Ce dispositif s’inscrivait dans un cadre visant à limiter les tensions commerciales entre les deux partenaires.
Des droits de douanes dans un contexte de tensions commerciales et politiques
La décision intervient dans un contexte de désaccords entre Washington et plusieurs capitales européennes. Donald Trump accuse certains pays européens de ne pas respecter leurs engagements commerciaux et de refuser une participation aux opérations menées par les États-Unis dans le détroit d’Ormuz.
Quelques jours avant cette annonce, un échange public a opposé Donald Trump à Friedrich Merz, chancelier allemand. Friedrich Merz, chef du gouvernement allemand, a déclaré que « les Américains [n’avaient] visiblement aucune stratégie » en Iran et a évoqué « l’habileté » des négociateurs iraniens. Donald Trump a réagi en affirmant que le dirigeant allemand « ne sait pas de quoi il parle » et en ajoutant qu’il pense « que c’est OK pour l’Iran d’avoir une arme nucléaire ».
L’Allemagne occupe une place importante dans les exportations automobiles vers les États-Unis. Selon la fédération de l’industrie automobile allemande, environ 450 000 véhicules étaient exportés chaque année avant l’évolution des droits de douane.
La délégation de l’Union européenne à Washington, représentant les institutions européennes auprès des autorités américaines, a indiqué auprès de l’Agence France-Presse que le bloc « met en œuvre les engagements pris » et reste conforme aux procédures prévues. Elle ajoute : « nous garderons toutes les options ouvertes pour protéger les intérêts de l’UE » en cas de non-respect de l’accord par les États-Unis.
Cette mesure s’inscrit dans une politique commerciale américaine reposant sur l’utilisation des droits de douane sur plusieurs secteurs, dont l’automobile et l’acier, depuis le retour de Donald Trump à la présidence.