Le moteur 1.2 Puretech a subi tellement de soucis mécaniques que sa réputation est probablement définitivement entachée. Dans ce cas, peut est-il devenu difficile voire impossible de revendre une voiture équipée de ce moteur ? Les journalistes de la RTBF ont mené une enquête auprès de concessionnaires et de clients belges. Qu’en ont-ils pensé ?
La très mauvaise réputation des moteurs 1.2 Puretech
Les modèles équipés du moteur 1.2 Puretech, comme la Peugeot 308, laCitroën C3 ou la Jeep Avenger hybride, sont confrontés depuis plusieurs mois à des problèmes sérieux de courroie de distribution. Ces complications peuvent entraîner une usure prématurée, voire la casse du moteur, entraînant des conséquences financières importantes pour les propriétaires.
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Si on sait pas exactement combien de véhicules sont concernés, le problème pourrait concerner près de 500 000 voitures. L’ampleur du scandale et le long silence de Stellantis a incité plus de 16 000 propriétaires en colère, réunis dans un groupe Facebook, a entamé une action en justice collective.
Malgré ces tous ces tourments et cette mauvaise réputation qui nuit à l’image du 1.2 Purtech, certains concessionnaires et propriétaires affirment que les véhicules avec ce moteur bien entretenus et avec une courroie régulièrement remplacée conservent leur valeur sur le marché de l’occasion.
Entretien et transparence, les clés d’une bonne revente
À Liège, un vendeur assure qu’avec un entretien approprié et régulier, les voitures équipées de ce moteur peuvent être maintenues en bon état. « Nous suivons scrupuleusement les indications du constructeur pour la vérification et le remplacement de la courroie de distribution avec une version améliorée, plus robuste et mieux adaptée, » explique-t-il. Cette approche rigoureuse permettrait de préserver la valeur de revente des véhicules, comme en témoigne la proposition de 21 490 euros pour une Peugeot 3008 Allure de 130 chevaux avec 78 000 kilomètres au compteur.
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Des avis pas vraiment partagés par les professionnels
Cette opinion optimiste n’est cependant pas unanime. Certains concessionnaires expriment de sérieuses réserves, voire refusent de reprendre des voitures équipées du 1.2 Puretech, craignant des problèmes récurrents et coûteux. « Ce moteur va casser, c’est une certitude pour nous, et il est trop risqué de reprendre de telles voitures, » déclare un vendeur de Namur, illustrant la méfiance de certains professionnels à l’égard de ce moteur.
Sans aucun doute, c’est une grosse épine dans le pied des possesseurs de véhicules équipés de ce moteur mais c’est aussi vrai pour Stellantis qui pourrait peut-être finir par payer très cher cette histoire de moteur 1.2 Puretech.