Un cabinet d’avocats a développé une nouvelle application mobile pour le moins originale. Baptisée Flash Radar, elle devrait servir à contester des contraventions délivrées à des automobilistes qui ont été flashés par des radars automatiques. L’objectif est de leur éviter de voir des points retirer sur leur permis de conduire. Véritable lubie ou objet révolutionnaire ? Voici quelques éléments de réponses.
Des chiffres de contraventions en hausse
L’Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a récemment révélé des chiffres sur les infractions au Code de la route constatées par les radars automatiques pour le compte de l’année 2022. Elles ont été estimées à 16,5 millions, ce qui représente une augmentation de 1,9 million par rapport à l’année 2021. Cela représente 76,6 % de toutes les contraventions délivrées alors que 96,2 % sont des infractions à la vitesse.
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Ces chiffres ont de quoi faire hérisser les cheveux de n’importe qui. S’ils sont aussi élevés, c’est surtout parce que la procédure de contestation des contraventions, quand elle se fait sans assistance juridique, est bien trop complexe. Et quand il faut se faire accompagner par un avocat, les honoraires sont généralement trop élevés pour les particuliers.
C’est dans l’optique d’apporter une solution efficace à ce problème épineux qu’un cabinet d’avocat a décidé de lancer une application mobile unique en son genre : Flash radar. À la tête du cabinet et du projet, maître Éric de Caumont est un avocat spécialiste du droit routier avec plus d’une quarantaine d’années d’expérience.
Un outil pour contester 3 types de contraventions
Vous êtes un automobiliste qui s’est vu délivrer une contravention après avoir été flashés par un radar automatique ? Flash Radar peut vous être très utile. L’outil est conçu pour vous aider à éviter de perdre des points sur votre permis de conduire. En tout, ce sont 3 types de contraventions qui sont concernées :
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- la violation de l’arrêt à un feu tricolore ;
- le non-respect des distances de sécurité ;
- l’excès de vitesse de 5 à 49 km/h.
Flash Radar ne propose pas une consultation juridique, mais il se charge de traiter l’infraction et de vérifier les délais légaux à respecter. Une fois téléchargée gratuitement sur Google Play et Apple Store, Flash Radar est plutôt simple à utiliser. Il faut y créer un compte, pour renseigner ses coordonnées et télécharger son permis de conduite.
En cas de contravention, il faut prendre la photo de l’avis de contravention avec son téléphone qui sera converti en texte par la technologie de reconnaissance optique de caractère de l’application. Une analyse est ensuite faite par une intelligence artificielle qui confirmera en 10 secondes si la contestation est recevable ou non.
Il faut compter 2 à 3 minutes pour une procédure complète. Le cabinet d’avocat s’occupe ensuite de transmettre la contestation du client aux autorités compétentes. Une prestation qui est facturée 57 €, peu importe l’infraction ; un tarif bien en dessous de ce qu’exigent des avocats pour ce genre de prestations. Le client pourra suivre l’évolution de son dossier depuis son espace personnel sur l’application.
Des failles de la loi au service de Flash Radar
L’article L. 121-1 du Code de la route dispose qu’un automobiliste ne peut pas faire l’objet d’une condamnation que s’il a été formellement identifié. Or, les radars automatiques prennent des photos sur lesquelles les conducteurs sont difficilement identifiables. Pour les radars qui flashent l’avant du véhicule, la plaque d’immatriculation est généralement la priorité, tandis que pour ceux qui flashent à l’arrière du véhicule, l’identification est interdite.
C’est l’une des failles du Code de la route que l’application Flash Radar exploite. En cas de contestation, le conducteur est quasiment sûr à 98 % d’éviter de voir des points retirer de son permis de conduire. L’avocat rassure toutefois que cette subtilité de la loi ne signifie pas que les fautifs n’encourent aucune peine.
Selon l’article L. 121-3 du Code de la route, tout titulaire d’un certificat d’immatriculation, c’est-à-dire une carte grise, est redevable d’une amende si le conducteur responsable de l’infraction n’est pas clairement identifiable. C’est le juge qui fixe le montant de ladite amende et celui-ci doit être plus ou moins égal au montant de l’amende forfaitaire, avec une majoration de 10 %.
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Le site officiel de l’application : https://www.flash-radar.fr/