La réputation de fiabilité des voitures électriques de Hyundai est mise à l’épreuve alors que plusieurs clients font face à des pannes de batterie, poussant le constructeur sud-coréen à indemniser les propriétaires affectés. Un coup dur pour une marque connue pour son innovation dans le secteur automobile électrique.
Une panne récurrente mais incompréhensible soulève des questions
Les voitures électriques Hyundai, généralement louées pour leur faible besoin en entretien, rencontrent un problème inattendu qui ternit leur image de fiabilité. En particulier, la batterie de démarrage de 12 volts, essentielle pour le démarrage du moteur et l’alimentation des équipements auxiliaires, est devenue une source de tracas majeurs. En Norvège, un des marchés les plus matures pour les véhicules électriques, des propriétaires ont signalé des pannes répétées de cette batterie, entraînant des immobilisations prolongées de leur véhicule.
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Une batterie sodium-ion chargée en quelques secondes en modifiant les électrodes
Un cas exemplaire est celui d’une famille norvégienne propriétaire d’une Hyundai IONIQ achetée en 2020, qui a connu neuf défaillances de la batterie en deux ans, résultant en 63 jours passés en atelier.


Malgré les interventions des techniciens de Hyundai dans différents ateliers, la cause exacte des défaillances reste mystérieuse. La théorie principale évoque que certaines applications interactives, permettant de contrôler à distance les fonctionnalités du véhicule, pourraient consommer de l’énergie de manière continue, même quand la voiture est éteinte. Cette hypothèse est appuyée par des investigations de l’Agence américaine de sécurité routière (NHTSA), qui a pointé du doigt des anomalies potentielles dans l’unité de charge à commande intégrée (ICCU).
Des clients en colère finalement indemnisés
Face à ces pannes récurrentes, des propriétaires norvégiens ont engagé des actions en justice contre Hyundai, qui a été contraint d’indemniser les clients lésés. Chaque propriétaire touché a reçu une indemnisation de 40 000 couronnes norvégiennes, soit environ 3 383 euros. Cette affaire soulève des questions sur l’impact potentiel dans d’autres marchés, y compris en France, où les propriétaires pourraient également être affectés.
Cet incident met en lumière les défis auxquels les constructeurs de véhicules électriques peuvent être confrontés dans la gestion des technologies avancées et pourrait inciter à une révision des systèmes de gestion de batterie pour prévenir de telles défaillances à l’avenir.