
La consommation de carburants a reculé en France au cours du mois d’avril 2026, selon les données du Comité professionnel du pétrole, organisme chargé de suivre les volumes de produits pétroliers. Cette évolution intervient dans un contexte marqué par des variations des prix à la pompe.
Entre le 11 et le 20 avril, la consommation de gazole a diminué de 18,55 % par rapport à la même période en 2025. Celle des supercarburants, incluant le SP95-E10, le SP98 et le E85, a reculé de 14,5 %. Sur les vingt premiers jours du mois, la baisse reste visible, avec un recul de 13,88 % pour le gazole et de 2,40 % pour les essences.
Cette diminution de la consommation intervient alors que les prix des carburants étaient orientés à la baisse sur la même période. Le gazole est passé de 2,31 euros le litre à 2,16 euros entre le 11 et le 20 avril. Le prix du SP95-E10 a évolué de 1,99 euro à 1,95 euro.
Au cours du mois de mars, les tendances étaient différentes. Les supercarburants avaient enregistré une hausse de consommation de 8,28 %, tandis que le gazole affichait une baisse de 2,73 %. Cette période correspondait à une hausse marquée des prix à la pompe.
Des comportements influencés par les prix des carburants et les périodes de déplacement
Le gouvernement a indiqué que la baisse de la consommation avait un effet sur les recettes fiscales liées aux carburants. Malgré la hausse des prix observée précédemment, les recettes supplémentaires issues de la taxe sur la valeur ajoutée ont atteint 270 millions d’euros entre début mars et début avril, avant de redescendre à 170 millions d’euros au 10 avril par rapport à l’année précédente. Le gouvernement précise que « l’État ne s’enrichit pas pendant une crise ». Cette position s’appuie sur la diminution de la consommation, estimée à 16 % au début du mois d’avril.
Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), organisme public chargé de la production et de l’analyse des statistiques, la consommation de carburant réagit aux variations de prix. Une étude réalisée en 2023 indique qu’une hausse de 1 % des prix entraîne une baisse de la consommation comprise entre 0,21 % et 0,40 % à court terme. Cette réaction est qualifiée de limitée, car certains déplacements restent nécessaires, notamment pour les trajets domicile-travail ou dans les zones peu desservies par les transports en commun.
Le mois d’avril inclut également les vacances scolaires de printemps, qui s’étendent du 4 avril pour la zone A jusqu’au 4 mai pour la zone C. Cette période peut modifier les habitudes de déplacement, avec une réduction de certains trajets et des ajustements dans l’utilisation des véhicules. L’ensemble de ces éléments contribue à expliquer l’évolution observée de la consommation de carburants sur cette période.