Les prix du fioul domestique poursuivent leur mouvement baissier ce jeudi 28 mai, dans un contexte marqué par une relative stabilité des cours du pétrole sur les marchés internationaux. Malgré des fluctuations intrajournalières, la tendance générale reste à une légère détente, ce qui continue de se répercuter sur les tarifs proposés aux consommateurs en France.
Le prix moyen national du fioul s’établit aujourd’hui à 1 601 euros pour 1 000 litres, soit 1,601 euro le litre, contre 1 615 euros mercredi. Cela représente un recul de 14 euros en 24 heures. Fioulmarket affiche également une baisse notable, avec un tarif de 1 601 euros pour 1 000 litres ce jeudi, contre 1 623 euros la veille, soit une diminution de 22 euros. De son côté, le prix chez Prixfioul recule à 1 609 euros pour 1 000 litres, après 1 621 euros mercredi. Enfin, sur Fioulreduc, le tarif s’établit à 1 601 euros pour 1 000 litres, contre 1 629 euros la veille, soit une baisse marquée de 28 euros.
Sur les marchés pétroliers, la tendance est plus contrastée mais reste globalement orientée à la légère baisse par rapport à la veille. Le Brent s’affiche ce jeudi aux alentours de 11 heures à 96,57 dollars le baril, contre 96,78 dollars mercredi, soit un recul marginal, selon le Prixdubaril.com. Le WTI suit la même dynamique avec un baril à 90,72 dollars, contre 90,94 dollars la veille. Malgré des variations en séance, les deux références du brut confirment une stabilisation autour de niveaux légèrement inférieurs à ceux observés la veille, ce qui contribue à soutenir la tendance baissière observée sur le fioul domestique.
Il faut rappeler que cette baisse globale des prix du fioul est également due à la baisse de la demande en cette période marquée par une vague de chaleur précoce en France.


Evolution du prix du Fioul selon la plateforme Fioulmarket – Crédit : Fioulmarket
Pourquoi les prix du fioul varient d’une région à une autre
Les prix du fioul domestique varient sensiblement d’une région à l’autre en raison de plusieurs facteurs structurels. Le principal élément est le coût de distribution : plus une zone est éloignée des dépôts pétroliers ou des grands axes logistiques, plus le transport et la livraison sont coûteux. S’ajoutent également la densité de population (qui joue sur les économies d’échelle), la concurrence entre distributeurs, ainsi que les conditions d’accès (zones rurales, relief, routes difficiles). Enfin, la fréquence de livraison et la demande locale peuvent également influencer les tarifs.
Ces écarts sont visibles à travers plusieurs exemples. Selon les données de Fioulreduc, la Bretagne affiche l’un des prix les plus bas avec 1 526 € les 1 000 litres, ce qui s’explique par une forte concurrence et une logistique bien structurée sur zone côtière. À l’inverse, le Limousin atteint 1 715 €, soit le niveau le plus élevé, en raison d’un habitat très dispersé et de coûts de livraison plus importants. En Provence-Alpes-Côte d’Azur (1 675 €) et en Languedoc-Roussillon (1 681 €), les prix restent également élevés, notamment à cause de zones étendues et d’une demande importante en période de variation climatique.
À l’opposé, des régions comme l’Île-de-France (1 562 €) ou l’Alsace (1 571 €) bénéficient de prix plus modérés grâce à une forte densité de population et une meilleure proximité des infrastructures de distribution. La Franche-Comté (1 551 €) et la Haute-Normandie (1 588 €) affichent également des niveaux relativement contenus, illustrant l’impact direct de la logistique et de la concentration de la demande sur les prix finals.