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    “La Chine n’est pas pour Ferrari » : le PDG de Ferrari ne veut même pas du marché chinois

    Jean-Philippe MarconBy Jean-Philippe Marcon30/05/2024

    Ferrari alerte ses rivaux au sujet des voitures électriques chinoises

    Face à la vague d’arrivée massive des voitures chinoises sur le Vieux continent, les mesures protectionnistes de l’Union européenne suffiront-elles ? Dans le rang des constructeurs européens, le sujet crée beaucoup d’agitation. Pour Ferrari, l’une des meilleures façons de faire front à cette nouvelle concurrence est de faire mieux en termes d’innovations. En attendant, la menace d’une réplique chinoise en termes de protectionnisme pourrait affecter l’ensemble du marché, sauf Ferrari. Voici pourquoi. 

    Sommaire

    Toggle
    • Les voitures chinoises, un danger pour le marché européen ?
    • L’UE en route vers une politique plus protectionniste
    • La Chine réplique au protectionnisme chinois 

    Les voitures chinoises, un danger pour le marché européen ?

    Les marques chinoises automobiles semblent déterminées à conquérir l’Europe. Il faut dire qu’elles n’ont plus beaucoup d’options d’expansion à l’international depuis que le président américain Joe Biden a multiplié par 4 les droits de douane sur les importations de leurs véhicules aux États-Unis. 


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    Après l’Asie déjà très saturée, le seul vaste marché qui le reste est l’Europe, surtout pour des voitures électriques qui nécessitent une plateforme particulière dont ne disposent pas encore l’Afrique ou l’Amérique du sud.

    Cependant, cette arrivée en masse n’est pas du goût de tous, notamment les constructeurs européens, et pour cause. Les voitures chinoises ont tout pour plaire : belle esthétique, technologies de pointe et tout cela, pour bien moins cher que leurs homologues Made in UE. Il y a donc clairement un marché à protéger. 

    L’UE en route vers une politique plus protectionniste

    C’est ce qui explique certainement que l’Union européenne se soit lancée dans la mise en place d’une politique protectionniste qui consiste, comme aux États-Unis, à augmenter les taxes sur les voitures électriques fabriquées par des marques chinoises. 


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    On s’attend toutefois à ce que la réaction européenne soit moins violente que celle des États-Unis, car l’Union veut pouvoir éviter une guerre commerciale avec la Chine, sans y sacrifier ses intérêts économiques. 

    Il faut dire que les constructeurs chinois peuvent compter sur les subventions de leur pays pour maintenir les prix de leur voiture très bas. Une pratique que les Européens considèrent comme du dopage industriel et donc totalement illégal. 

    Après l’ouverture d’une enquête anti-subvention par Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, des rapports d’enquête sont attendus pour juillet 2024 au plus tard. Mais déjà, l’idée d’une augmentation des droits de douane qui, actuellement, ne sont que de 10 % semble être actée.


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    La Chine réplique au protectionnisme chinois 

    Comme on pouvait s’y attendre, la réplique de la Chine ne s’est pas fait attendre. Habituées de la réciprocité, les autorités chinoises ont, elles aussi, annoncé leur intention de revoir à la hausse les frais d’importation des voitures européennes en Chine. 

    Celles qui sont principalement concernées, ce sont les modèles équipés de gros moteurs. Une catégorie dans laquelle on retrouve le haut de gamme des premiums et tous les constructeurs de voitures de luxe. 

    Selon le PDG de Ferrari, Benedetto Vigna, tout ceci ne doit pas être considéré comme une guerre. “Les gens parlent d’une guerre, mais je vois cela comme une belle compétition”. Une compétition qui peut tout de même s’avérer périlleuse pour les constructeurs européens. “Pour moi, c’est un appel à l’action pour l’Europe”, a-t-il confié.


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    En effet, face à la vague d’innovations qui déferle dans l’automobile, l’Europe pourrait être bientôt comparée à un musée industriel si elle n’arrive pas à suivre le rythme imposé de plus en plus par les marques chinoises. Dans le domaine de la voiture électrique, celles-ci ont une avance incroyable. Malgré tout, Benedetto considère Ferrari comme l’exception à la règle. En clair, la menace d’une hausse des frais d’importation des véhicules européens en Chine ne serait pas la même pour l’entreprise d’origine italienne : “La Chine n’est pas pour Ferrari ce qu’elle est pour d’autres marques de luxe. Le marché en Chine n’est pas encore mûr”, a-t-il argumenté.

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    Jean-Philippe Marcon

    Picard depuis mon enfance, à l’issue de mes études de journalisme j'ai décidé de communiquer autour du beau département de l'Aisne sur Axonais.

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