Le premier jet léger hydrogène-électrique au monde prévu pour 2030 et il sera français.
Vous ne le saviez peut-être pas mais le premier avion à moteur de l’Histoire est français ! Clément Ader est en effet connu pour avoir conçu l’Éole, premier avion motorisé plus lourd que l’air, s’inspirant du vol des chauves-souris. Le 9 octobre 1890, dans le parc du château de Gretz-Armainvilliers, l’Éole s’est élevé à 20 cm du sol sur 50 mètres, marquant une étape cruciale dans l’histoire de l’aviation. Ader a ensuite développé l’Avion III, équipé de deux moteurs à vapeur de 40 chevaux. Malgré un essai infructueux en 1897 à Satory, ses travaux ont ouvert la voie à l’aviation moderne. Le terme “avion”, dérivé du latin “avis” (oiseau), a été inventé par Ader lui-même. Si quelques controverses existent sur le jalon “premiers à avoir fait voler un avion” (notamment avec les frères Wright), il demeure que la France fait partie des nations précurseurs dans le domaine (Concorde, Airbus etc) et qui va encore se confirmer avec l’avion du jour.
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En 2030, les cieux accueilleront une première mondiale : le BYA-1, le premier jet léger certifié à propulsion hydrogène-électrique. Ce bijou technologique, conçu par la firme française Beyond Aero, marque un tournant décisif dans l’aviation commerciale, promettant de réduire drastiquement les émissions et les coûts de maintenance.
Aucune batterie mais une pile à combustible pour le BYA-1
Dévoilé initialement en 2023, le BYA-1 se distingue par sa conception novatrice, entièrement dédiée à l’exploitation de l’hydrogène gazeux. Ce choix de propulsion propre a permis de développer une architecture aéronautique révolutionnaire, exempt de batteries, centrée sur une pile à combustible hydrogène. Cette technologie avant-gardiste permet d’éliminer presque entièrement les pièces mobiles habituellement nécessaires, réduisant ainsi les besoins en maintenance et en énergie.
Certification et sécurité
Beyond Aero travaille en étroite collaboration avec l’Agence Européenne de la Sécurité Aérienne (EASA) pour obtenir la certification nécessaire à la commercialisation du BYA-1. Avec deux moteurs électriques alimentés par des canaux de puissance indépendants, l’appareil promet une redondance maximale, renforçant la résilience en cas de défaillance et surpassant les normes de sécurité de l’industrie.
Capacité et portée
Le BYA-1 est conçu pour transporter jusqu’à six passagers sur une distance d’environ 1480 kilomètres (800 milles nautiques), avec des réserves conformes aux normes de l’Association Nationale des Aéronefs d’Affaires (NBAA) à 310 nœuds. Ces performances sont soutenues par des réservoirs d’hydrogène de 700 bars judicieusement placés au-dessus de la structure de la voilure pour améliorer la résistance en cas de crash.
Efficacité et performance
Les ventilateurs à conduit électrique (EDF) du BYA-1 améliorent non seulement l’efficacité de la propulsion mais aussi les performances générales de l’avion, le rendant moins bruyant que les avions légers traditionnels et réduisant encore les coûts d’exploitation et de maintenance.
Coûts opérationnels réduits
Grâce à sa conception simplifiée et son système de propulsion tout électrique, le BYA-1 devrait permettre une réduction des coûts opérationnels jusqu’à 55 %. Beyond Aero prévoit également que le coût du carburant hydrogène sera inférieur de 65 % aux carburants d’aviation durables actuels d’ici 2025, et de 17 % par rapport au Jet A-1 en 2030, offrant ainsi une option rentable pour les clients corporatifs et les opérateurs en transition vers une aviation moins carbonée.
L’hydrogène, carburant de l’avenir ?
Beyond Aero n’est pas la seule entreprise à parier sur l’hydrogène comme technologie propulsive de l’avenir. D’autres acteurs majeurs de l’industrie, comme Airbus et Universal Hydrogen aux États-Unis, explorent également les potentiels de cette ressource. Bien que des défis importants restent à surmonter, notamment en ce qui concerne la chaîne d’approvisionnement et le stockage à basse température, l’hydrogène pourrait bien devenir une alternative majeure aux systèmes de propulsion électrique par batterie, insuffisants pour les phases de décollage.
En somme, avec le développement et la future mise en service du BYA-1, Beyond Aero ne se contente pas de repousser les limites technologiques ; l’entreprise redéfinit également les possibilités de l’aviation commerciale, promettant un avenir où le ciel serait parcouru par des avions non seulement performants mais également respectueux de l’environnement.
Source : Beyond Aero