
La question de la hausse des prix des carburants occupe la scène médiatique et politique en France. Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, s’est exprimé, ce lundi 4 avril sur BFM TV/RMC, au sujet des conséquences économiques des tensions au Moyen-Orient.
Cette intervention intervient dans un contexte marqué par des incertitudes sur les marchés énergétiques et leurs répercussions sur l’économie française. Interrogé sur l’éventualité d’un choc pétrolier, François Villeroy de Galhau a déclaré : « On n’en est pas là ». Il a ajouté : « Évidemment, plus la situation se prolonge, plus on se rapproche d’un choc pétrolier ». Ces propos renvoient à l’évolution possible des prix du pétrole en cas de prolongation des tensions géopolitiques dans cette région.
Le gouverneur de la Banque de France, institution chargée de missions de politique monétaire et de stabilité financière, a également abordé la question de l’indépendance énergétique. Il a déclaré : « Nous ne pouvons pas vivre avec des crises internationales qui prennent en otage notre économie ». Il a précisé que la France dispose d’une situation particulière liée à la production d’électricité d’origine nucléaire, tout en évoquant la nécessité de définir des orientations à long terme en matière d’énergie.
Des mesures ciblées pour les aides aux carburant et des objectifs budgétaires maintenus
Sur le plan des finances publiques, François Villeroy de Galhau a évoqué les réponses à apporter face à la hausse des prix de l’énergie. Il a déclaré : « Nous n’avons plus d’argent pour financer des mesures générales – qui sont par ailleurs assez inefficaces –, donc il faut faire des mesures ciblées, comme celle concernant les grands rouleurs. Je pense par ailleurs qu’elles doivent être temporaires ». Cette position concerne la nature des dispositifs envisagés pour soutenir certains publics face à l’évolution des prix des carburants.
Le gouverneur de la Banque de France a également rappelé les objectifs fixés pour les finances publiques. Il a déclaré : « Je crois qu’il faut tenir cet objectif de limite du déficit à 5% [du PIB]. Et garder l’objectif de ramener notre déficit à 3% d’ici 2029, c’est ce qui nous permettrait de diminuer le poids de la dette par rapport à nos objectifs de PIB ». Ces éléments s’inscrivent dans le cadre des engagements pris en matière de gestion budgétaire.
A rappeler que François Villeroy de Galhau quittera ses fonctions au mois de juin. Ses déclarations interviennent alors que les autorités publiques suivent les effets économiques des tensions internationales, en particulier sur les prix des carburants, l’inflation et l’évolution de l’activité économique en France et en Europe.